Front Populaire Ivoirien/A 11 mois de la présidentielle, Affi boit du petit lait

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front-populaire-ivoirien-a-11-mois-de-la-presidentielle-affi-boit-du-petit-lait Affi N'guessan a t-il eu raison trop tôt?
Politique

Pascal Affi N'guessan avait-il eut raison trop tôt, en posant la problématique de l'après-Gbagbo dans la gestion du Front populaire ivoirien (Fpi) ? On se souvient en effet que le président légal de l'ex-parti au pouvoir, face aux dures réalités de l'après-crise post-électorale de 2011 (emprisonnement des dirigeants du Fpi, transfèrement de Gbagbo à la Cpi, exil des cadres du parti…) avait milité pour un assouplissement de la ligne dure du Fpi.

Il prônait en échange, une approche participative aux débats politiques nationaux. Une façon de ramollir la hargne de l'adversaire d'en face. Il refusait surtout que l'emprisonnement de Laurent Gbagbo, fondateur du parti, constitue un obstacle insurmontable à l'avancée de cette formation politique. Il a reçu des claques de toutes parts. Il a été cloué au pilori, avant d'être accusé de traître.

Il fut soupçonné de parricide. On lui prêtait une farouche envie de tourner la page Gbagbo. Finalement, le Fpi a été divisé, avec un morceau détenu par Affi N'guessan et l'autre morceau se réclamant de Laurent Gbagbo.

Alors que cette crise née du choix de l'orientation à donner au combat politique du parti de la refondation ne connaît pas encore de dénouement, Simone Gbagbo embouche presque la même trompette que Affi N'guessan. Elle aussi estime que le fondateur du Fpi, bien qu'étant au centre de la vision de l'ex-parti au pouvoir, ne constitue pas cependant pas la vision elle-même.

Pour Simone Gbagbo aujourd'hui, comme pour Affi N'guessan hier, la situation de Laurent Gbagbo ne doit pas compromettre la réalisation de la vision du Fpi pour la Côte d'Ivoire. Autant dire qu'il s'agit là d'une posture qui réjouit le député de Bongouanou, s'il ne boit pas du petit lait, tout simplement.

 

H. ZIAO