« 3ème mandat » d'Alassane Ouattara / Gnamien Konan (La nouvelle Côte d'Ivoire) : « Je demande au président de respecter la Constitution »

Politique
Publié le Source : L'inter
3eme-mandat-d-alassane-ouattara-gnamien-konan-la-nouvelle-cote-d-ivoire-je-demande-au-president-de-respecter-la-constitution Le ministre Gnamien Konan a envoyé un message au président Ouattara et à la communauté internationale

La nouvelle Côte d'Ivoire, parti politique d'opposition, a appelé le chef de l'État, au respect de la Constitution, dans une déclaration dont L'inter a reçu copie, le mercredi 4 décembre 2019. «  Je demande au président Ouattara de respecter, pour une fois, la Constitution et sa propre parole en renonçant à se porter candidat pour un 3ème mandat », écrit Gnamien Konan, ex-ministre de la Fonction publique, président de La nouvelle Côte d'Ivoire.

«(…) Il lui appartient, en sa qualité de président de la République, de donner l'exemple », a insisté le dirigeant politique. M. Gnamien a, par ailleurs, appelé l'opposition à « contraindre ce pouvoir Rhdp à organiser des élections transparentes ».

Quant à la communauté internationale, elle est invitée à se pencher sur la situation ivoirienne. «  Nous lui demandons de conseiller utilement le président Ouattara au respect de sa propre Constitution,  pour prévenir les crises et le chaos tant redoutés », a plaidé le président de La nouvelle Côte d'Ivoire.

Gnamien Konan et son parti déplorent l'expulsion de Nathalie Yamb, conseillère exécutive du professeur Mamadou Koulibaly, candidat déclaré à la présidentielle au titre de Liberté et démocratie pour la République (Lider). «  Elle a été expulsée vers la Suisse pour dit-on "activités incompatibles avec l'intérêt national », relève le parti de Gnamien Konan. Pour La nouvelle Côte d'Ivoire, l'expulsion de Nathalie Yamb « n'est qu'un des nombreux signes de la fébrilité du pouvoir ».

Selon le parti d'opposition, le pouvoir a décidé de « passer à la vitesse supérieure dans l'intimidation et la répression ». Il en veut pour preuves l'emprisonnement de l'ex-ministre et député Alain Lobognon «  pour un tweet » en dépit de son immunité parlementaire ; le jugement «  expéditif » et la condamnation du président du conseil régional du Gbêkê,  Jacques Mangoua, pour une « rocambolesque histoire d'armes découvertes dans sa résidence du village et signalée par ses soins à la gendarmerie ».

Gnamien Konan et son parti regrettent également «  la demande du pouvoir Rhdp à la Cour pénale internationale (Cpi) de ne pas autoriser le retour en Côte d'Ivoire du président Gbagbo et de Blé Goudé, acquittés et en liberté conditionnelle ».

 

Marcelle AKA (info SerCom)