Affaire Guillaume Soro/ Ses avocats chargent le procureur de la République Adou Richard

Politique
Publié le Source : Linfodrome
affaire-guillaume-soro-ses-avocats-chargent-le-procureur-de-la-republique-adou-richard Me Diarrassouba Lamine estime que le procureur de la République doit être dessaisi de l'affaire Guillaume Soro.

Me Gago pierre et Me Diarrassouba Mamadou Lamine ont donné une conférence de presse ce vendredi 27 décembre 2019 pour remettre en cause les accusations qui pèsent sur leurs clients. C’était à son cabinet situé dans la commune de Cocody.

Me Diarrasouba Lamine qui a lu un communiqué des avocats sur leur position concernant l’affaire de Guillaume Soro et ses proches, a fustigé le procureur de la République Adou Richard. Il lui reproche de ne pas agir selon les règles de l’art. « La conférence de presse animée hier (jeudi 26 décembre 2019) par le procureur de la République est la chose la plus grave qu’a été commise, depuis un certain nombre d’année en Côte d’Ivoire » a lancé l’avocat à la Cour pénale internationale. Il indique qu’«on ne peut concevoir que le procureur puisse venir publiquement des pièces et des photos qui doivent en principe figurer dans le dossier du juge d’instruction ». Cette manière de faire, selon lui, est contraire aux dispositions de l’article 119 du code de procédure pénale. Le code dit que la procédure en matière d’instruction est secrète. Quiconque divulgue des preuves sans le consentement des accusés est passible d’une amande allant de 100 milles à 1 million.

« La violation du droit de l’inculpé qui est le parent pauvre dans le code pénal, ne doit pas être violé de cette façon » a fulminé le juriste qui va plus loin pour dire « mais la violation va plus loin lorsqu’ils sont incarcérés dans les prisons, leurs domiciles font l’objet de perquisition sans l’assistance de leurs avocats sans même la notification de cette volonté de perquisition. C’est scandaleux. »

Pour l’avocat de Soro et ses proches en prison, le procureur de République a dépassé les limites de sa compétence. Car « d’où vient qu’un document sonore qui est censée être dans les mains du juge d’instruction se trouve dans l main du procureur ? Les agissements du procureur de la République sont une violation flagrante de la constitution. » a-t-il craché.   Il ajoute que « la violation de la constitution à elle-seule est suffisante pour dessaisir immédiatement le procureur de la République de la conduite de ce dossier » parce qu’« au regard de textes constitutionnels et législatifs le procureur de la République n’a plus compétence ni légitimité de conduire ce dossier. Il devient un partisan, un juge ».

 

Alain B. Zadi (Stg)