Pour avoir des nouvelles d’une quinzaine de ses proches, Soro saisit Amnesty international : « Il y a urgence à agir en Côte d’Ivoire... »

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pour-avoir-des-nouvelles-d-une-quinzaine-de-ses-proches-soro-saisit-amnesty-international-il-y-a-urgence-a-agir-en-cote-d-ivoire Guillaume Soro a alerté Amnesty international.
Politique

Ils sont une quinzaine. Des proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, auraient disparu depuis plusieurs semaines. L’information a été donnée par le président de Générations et peuples solidaires (Gps), lui-même, dans un courrier qu’il a adressé, le mardi 10 mars 2020, via Twitter, à Amnesty international, à ce sujet.

Dans le courrier, l’ex-chef du Parlement ivoirien a appelé l’institution de défense des droits de l’Homme à se pencher sur ces cas. « J'ai l'honneur, en ma qualité d'ancien prisonnier d'opinion reconnu comme tel par Amnesty international, de vous adresser cette saisine, en urgence, pour porter à votre connaissance, la disparition en Côte d’Ivoire des personnes dont les noms suivent et qui me sont proches. Il s'agit de Messieurs Traoré Lamine, Koné Siriki, Kouakou Bernard, Dosso Seydou, Coulibaly Hardjouma, Touré Alassane, Bamba Souleymane, Kamahaté Adama, Fofana Mamadou, Silwé Emanuel, Fofana Mouhamed Ali, Fofana Mamadou Katib, Kamaté Amadou, Logbo Guy Armand, Koné Ardiouma dit Herman, Kouamé Jean Baptiste », lit-on dans le courrier, avec en légende : « Il y’a urgence à agir en Côte d’Ivoire pour des cas de disparition ».

A en croire M. Soro, certains ont disparu alors qu’ils répondaient à des convocations émanant des services de sécurité ivoiriens. Et d’autres ont été enlevés par des individus non identifiés, depuis plusieurs semaines. « Leurs familles sont sans nouvelles d'eux, depuis un mois, et leurs avocats ont vainement tenté de retrouver leurs traces auprès des services de sécurité. Votre implication à ce stade de la procédure pourrait être, j'en suis convaincu, d'une aide précieuse pour sauver leurs vies », a plaidé le candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2020.

Quelques jours après son retour manqué en Côte d’Ivoire, le lundi 23 décembre 2019, Guillaume Soro et ses proches avaient fait l’objet d’un rapport de l’organisation international. Lequel alertait sur l’impact des poursuites judiciaires et arrestations enregistrées dans le camp Soro, sur la stabilité et la paix.

Alassane SANOU