Modification ou non du calendrier électoral: Assoa Adou se prononce

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modification-ou-non-du-calendrier-electoral-assoa-adou-se-prononce Assoa Adou, chef de file de l'aile gbagboïste du Fpi, ne dit pas encore ouvertement qu'il va falloir reporter la présidentielle.
Politique

Que pense le camp Gbagbo d'une éventuelle modification du calendrier électoral en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19 ? Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien (Fpi) pro-Gbagbo, a été interrogé sur le sujet, dans une interview parue chez Le Nouveau réveil, le lundi 6 avril 2020.

« Nous ne savons pas parce que ce n'est pas nous qui contrôlons ce calendrier », a réagi l'ancien ministre des Eaux et Forêts. A la question « vous souhaiteriez que ce calendrier électoral soit modifié vu cette situation ? », le bras droit de Laurent Gbagbo a déclaré, circonspect : « nous souhaitons qu'on suspende tout et qu'on se concentre sur la lutte contre le coronavirus ».

La grave crise sanitaire actuelle a des conséquences multiformes y compris, bien sûr, sur la vie politique. L'idée d'un report de la présidentielle du 31 octobre fait son chemin. Elle a été évoquée, le 24 mars, par la présidente de l'Union républicaine pour la démocratie (Urd, opposition), Danièle Boni-Claverie. « Ne devrait-on pas avoir le courage d’envisager le report de quelques mois de l’élection présidentielle pour se concentrer sur la lutte contre la pandémie et de cette manière, faire sentir à nos concitoyens qu’ils sont prioritaires dans le cœur et au centre des préoccupations du gouvernement, de la classe politique et de l’ensemble de la société civile. Les états-majors que je n’ai pas consultés ne me suivront peut-être pas mais il est bon qu’une femme, garante de la vie lance un appel au bon sens pour nous éviter une catastrophe nationale », a posé l'ancienne ministre de la Communication.

Assoa Adou, chef de file de l'aile gbagboïste du Fpi, ne dit pas encore ouvertement qu'il va falloir reporter la présidentielle. Sans doute, le camp Gbagbo préfère patienter encore un peu avant un éventuel appel à la révision du calendrier électoral.

 

Kisselminan COULIBALY