Après le retrait du nom de Gbagbo de la liste électorale : Simone Gbagbo menace et invite le président de la Cei à démissionner

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apres-le-retrait-du-nom-de-gbagbo-de-la-liste-electorale-simone-gbagbo-menace-et-invite-le-president-de-la-cei-a-demissionner Simone Ehivet Gbagbo est très en colère contre le pouvoir d'Abidjan.
Politique

C’est une Simone Gbagbo, confiante en une Côte d’Ivoire nouvelle sans le président de la République, Alassane Ouattara qui s’est exprimée ce jeudi à la faveur d’une conférence de presse à Abidjan-Cocody. Très en verve, l’ex-Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo n’a pas tourné autour du pot pour exprimer sa déception vis-à-vis du processus électoral. Lequel processus a abouti au retrait pur et simple du nom de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo de la liste électorale.

Simone Gbagbo en veut à mort à l’actuel président de la Commission électorale indépendante (Cei), Coulibaly Kuibiert. Elle reproche à ce dernier d’être coupable de tous les maux qui minent le processus électoral.

« Les Ivoiriens doivent se donner le droit et la liberté de voter le meilleur d'entre ceux qui aspirent à diriger les destinées de leur pays. Ils n'acceptent donc pas que par des subterfuges juridiques, des manipulations des conditions électorales et par des intimidations, des candidats soient écartés des élections. Non, nous n'acceptons pas cela. A propos des élections, tous les observateurs attentifs de la vie politique de notre pays s'accordent pour dire que toutes les conditions ne sont pas réunies pour obtenir des votes propres et transparents, dans un environnement sécuritaire sain. Beaucoup de manquements entourent l'organisation de ces élections. M. Kuibiert-Coulibaly lbrahime s'est rendu coupable d'une faute professionnelle grave par laquelle il se disqualifie lui-même et doit être révoqué de la présidence de la CEI. En tant que citoyenne de cette nation, je le récuse à ce poste.», a martelé Simone Ehivet Gbagbo. Tout en invitant la population ivoirienne à refuser ‘’de légitimer cette parodie d'élection avec cette liste électorale non auditée.’’

« Cette Commission Electorale non consensuelle et partisane, ce Conseil Constitutionnel dont la composition n'augure rien de bon. Organisées en l'état, ces élections seront loin d'être justes, équitables et transparentes. Nous ne voulons pas de semblant d'élection présidentielle. Cette élection-ci est pipée d'avance. Frères et sœurs, il ne s'agit ici ni de nos ambitions personnelles, ni de nos convictions idéologiques. Ce qui est en jeu, c'est 'intégrité de notre nation, c'est notre sécurité à l’intérieur de nos frontières.», a indiqué l’ex-Première Dame.

 

Maxime KOUADIO