Investi, Kouadio Konan Bertin dévoile les grandes lignes de son programme de gouvernement et s’attaque à Bédié : « Il n’a aucun projet...»

Politique
Publié le Modifié le Source : Linfodrome
investi-kouadio-konan-bertin-devoile-les-grandes-lignes-de-son-programme-de-gouvernement-et-s-attaque-a-bedie-il-n-a-aucun-projet KKB rêve d'une Côte d'Ivoire unie et indivisible.

Kouadio Konan Bertin dit KKB a dévoilé ce dimanche 4 octobre 2020, les grandes lignes de son programme de gouvernement après avoir été officiellement investi candidat par des chefs traditionnels, à la présidentielle d’octobre, devant des milliers de ses partisans au Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville.

Enveloppé d’un pagne mordoré, Kouadio Konan Bertin, a été officiellement investi candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 au grand dam de la classe politique de l’opposition qui souhaite le retrait de la candidature du président de la République, Alassane Ouattara et la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) avant la tenue de toute élection.

Après l’épisode de 2015, KKB repart en campagne avec cette fois la vision de créer les conditions d’une paix durable, de lutter contre la corruption et les inégalités sociales. Devant des milliers de ses partisans réunis au Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, la plus grande salle de spectacle en sol ivoirien, Kouadio Konan Bertin, a dans un discours de vingt (20) minutes, passé en revue les grandes actions qui vont meubler sa gouvernance. Il s’agit entre autres de la lutte pour la justice sociale, l’égalité des chances, la lutte contre la corruption, et la création des conditions à l’épanouissement de la jeunesse.

Se posant en équilibriste de la politique ivoirienne, KKB rêve en effet d’une Côte d’Ivoire unie et indivisible. Pour y arriver, il entend rassembler toutes les forces vives de la nation autour d’une même table, à l’effet de définir les nouvelles lignes de conduite du pays. Et surtout ranger au placard les anciennes générations de la politique ivoirienne.

Kouadio Konan Bertin s’est aussi engagé à réinventer la méritocratie ivoirienne. Pour lui, les diplômes, les emplois, les aides sociales, les contrats en tous genres, ne doivent pas être accordés en fonction de l’ethnie, de la proximité avec le pouvoir. Mais en fonction du travail et du mérite. « Je veux en finir avec le privilège des ‘’fils de «es parents de’’, ‘’des obligés de’’. Je veux en finir avec la Côte d’Ivoire des copains et des coquins. Je traquerai la corruption partout où elle sévit, vole, usurpe, détourne. Je m’engage solennellement à servir notre jeunesse. La jeunesse c’est un joyau national. Je veux que chacun puisse ensuite vivre et travailler au pays pour développer notre industrie et notre agriculture, pour renforcer nos laboratoires et nos universités. Chacun doit pouvoir contribuer à la renaissance du pays. C’est à cette condition qu’un nouveau « miracle ivoirien » est possible. Le Président de la Côte d’Ivoire ne doit pas être l’Homme d’un parti ou d’une fraction de la population. Il doit être l’Homme de tout le pays. Le temps des petits chefs en guerre est terminé : nous avons besoin d’un Homme d’état au-dessus des factions.», a laissé entendre KKB.

À l’adresse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, sa formation politique de base et d’Henri Konan Bédié, Kouadio Konan Bertin n’a pas eu la langue dans sa poche. Il s’est montré très virulent. KKB ne digère certainement pas la convocation qu’il a reçu de sa formation politique, le Pdci pour des "faits d’incrimination mis à sa charge et constitutifs d’atteinte à l’unité du parti et à ses intérêts et insoumission aux décisions du parti et indiscipline notoire".

« Ma famille politique a été muselée par quelques hiérarques du PDCI qui par peur de perdre leurs privilèges ont interdit tout débat démocratique interne. Le candidat de ce parti n’a hélas aucun projet. C’est une candidature de revanche avec pour objectif la pure et simple restauration d’un pouvoir perdu. Tournant le dos aux enseignements de son créateur ce parti s’éloigne de l’exigence d’union du peuple ivoirien ; il cherche à diviser, à cliver, il promeut l’affrontement là où la concorde démocratique s’impose.», a martelé KKB. Qui dit prendre ses responsabilités ‘’face à cette situation de péril imminent.

A l’heure actuelle de la situation, seul Kouadio Konan Bertin, ex-conseiller du président du Pdci, semble être de plein pied dans la course à la présidentielle. Retenu par le Conseil Constitutionnel à la surprise générale, Kouadio Konan Bertin dit KKB se dit prêt à prendre part à la présidentielle, en l’état actuelle de la situation.

Nous y reviendrons !

 

 

Maxime KOUADIO