ELECTION PRESIDENTIELLE: Des affrontements communautaires enregistrés à Abengourou et Niablé, un écolier brûlé vif

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election-presidentielle-des-affrontements-communautaires-enregistre-a-abengourou-et-niable-un-ecolier-brule-vif Affrontement communautaire à Abengourou, un calme précaire règne dans la ville.
Politique

Le scrutin présidentiel a débouché sur un affrontement communautaire ce 1er novembre 2020 à Abengourou. Deux camps rivaux de manifestants ont en effet fait peser une chape de violence au centre-est de la ville. D’autres heurts ont également été enregistrés à Niablé où un adolescent d’une dizaine d’années a péri dans l’incendie d’une maison.

De fait, au lendemain du scrutin qui a été perturbé dans plusieurs bureaux de vote dans la capitale de l’Indénié, des heurts entre autochtones et allochtones ont éclaté ce 1er novembre au quartier ‘’Agnikro’’ au centre-est de la ville. Arrivées promptement sur les lieux, les forces de l’ordre ont eu du mal à contenir les belligérants qui se sont longuement affrontés à l’arme blanche ; causant plusieurs blessés dont 4 ont été internés au Chr de la ville. Le calme est progressivement revenu en milieu d’après-midi. La veille, le jour même du vote, c’était la ville de Niablé située à 22 km au sud-est du département, qui avait sombré dans un chaos indescriptible. Dans la ‘’Cité des Lauréats’’, plusieurs magasins et domiciles ont été incendiés par des manifestants lors d’une autre crise communautaire liée à l’élection présidentielle. Des coups de feu à l’arme artisanale ont été entendus et plusieurs blessés enregistrés. Toute situation qui a contraint une frange de la population à se réfugier à Oséikro, au Ghana voisin. Les affrontements ont été si intenses qu’en fin d’après-midi, la coquette ville de Niablé s’apparentait à un champ de guerre. Dans la foulée de cette crise, un écolier âgé d’une dizaine d’années a été calciné lors d’un incendie au domicile familial orchestré par les manifestants. Le môme qui avait été surpris par les flammes au moment où les autres membres de la famille fuyaient le local, n’a pu malheureusement se frayer un chemin. Ce 1er novembre 2020, un calme précaire règne sur la ville

Zéphirin NANGO (Correspondant régional)