Côte d’Ivoire : Les forces de défense et de sécurité empêchent la rencontre des chefs traditionnels et le président Bédié, le message qui leur a été transmis

Publié le Modifié le
cote-d-ivoire-les-forces-de-defense-et-de-securite-empechent-la-rencontre-des-chefs-traditionnels-et-le-president-bedie-le-message-qui-leur-a-ete-transmis La résidence du président Henri Konan Bédié toujours sur surveillance policière.
Politique

Partis pour rencontrer ce samedi le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié dont ils n’ont plus de ses nouvelles depuis le blocus érigé autour de sa résidence, des chefs traditionnels, ont été refoulés par les agents des Forces de défense et de sécurité (Fds) chargés de surveiller la résidence.

Encerclée par les forces de défense et de sécurité au lendemain de la création du Conseil national de transition (CNT), la résidence du Sphinx de Daoukro est aujourd’hui un endroit déconseillé aux usagers qui naguère faisaient des va et viens. Ce samedi, alors que des chefs traditionnels effectuaient un mouvement vers la résidence, ils ont été purement et simplement chassés. La raison : « aucune instruction n’a été donnée pour autoriser une telle rencontre. », précise un officier de police chargé de veiller scrupuleusement sur la résidence de l’ancien président. Seul, le personnel de maison est admis à la résidence de Bédié.

Une situation qui agace les chefs traditionnels ayant effectué nombreux le déplacement depuis le centre de la Côte d’Ivoire. En effet, selon des sources proches du Pdci, ces chefs disent avoir reçu l’autorisation du pouvoir d’Abidjan pour rendre visite à celui qu’ils appellent affectueusement ‘’leur fils.’’

Depuis l’annonce de la création du Conseil national de transition, les opposants sont traqués par le pouvoir d’Abidjan qui crie au complot contre l’autorité de l’Etat. Vendredi, le procureur de la République, Adou Richard, a tenu une conférence de presse pour annoncer que plusieurs personnalités politiques de l’opposition étaient poursuivies par la justice de 16 chefs d’accusation, dont « actes de terrorisme », « organisation et participation à un mouvement insurrectionnel », et « meurtres ».

Pascal Affi N’guessan, le porte-parole du Conseil national de transition vivement recherché par la justice ivoirienne, a été cueilli par des éléments des Forces de défense et de sécurité dans la nuit du vendredi aux portes de la ville d’Akoupé, alors qu’il tentait de rejoindre, le Moronou, sa région natale. Albert Mabri Toikeusse, la deuxième personnalité recherchée selon le procureur de la République serait toujours en cavale.

21 personnes sont déjà détenues dans le cadre de cette affaire qui fait suite à l’appel au « boycott actif » de l’élection présidentielle, qui aurait entraîné, selon le procureur, « la commission de nombreux actes d’une particulière gravité ». Le numéro 2 du Pdci, Maurice Kakou Guikahué est également détenu.

 

 

Maxime KOUADIO