Côte d’Ivoire - coopération transfrontalière-Mali-Burkina Faso : Les populations de l’espace Sikasso-Korhogo-Bobo-dioulasso ( SKBo), des trois pays aspirent à l’amélioration des conditions de vie

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Les populations de l’espace Sikasso-Korhogo-Bobo dioulasso des villes frontières de Tengrela (Côte d’Ivoire), Niangoloko ( Burkina Faso) et Kolondièba (Mali) de l’espace dénommée " zone économique spéciale Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso" qui partagent en commun 820 kilomètres ,une superficie de 165000 kilomètres carrés pour 8millions d’habitants ont successivement les 10 , 11, et 12 novembres 2020 exprimées à Kolondieba (Mali) , Ouangolodougou (Côte d’Ivoire) et Niangoloko (Burkina Faso) leurs attentes pour un renforcement de la coopération transfrontalière gage de leur bonheur et une garantie pour des générations futures.

C'était relativement à l’atelier régional de Grand Bassam au sud de la Côte d’Ivoire qui a réuni les 12 et 13 Novembre 2020 les représentants de différentes administrations et institutions nationales, sous régionales et internationales de façon spécifique. Dont l'objectif était de partager les informations sur la coopération tripartie dans cette zone, d’examiner la stratégie de mise en place de la Zone Economique Spéciale SKBo et d’identifier les domaines d’intérêts. Une initiative du ministère ivoirien de l’intégration et des ivoiriens de l’extérieurs.

Sébastien Coulibaly et André Kouamé, spécialisés dans la commercialisation de volaille telle que les dindons et le canard du Burkina Faso à la Côte d’ Ivoire et André Kouamé dans la vente du tissu bazin entre le Mali et la Côte d’ Ivoire ont indiqué leur souhait pour une meilleure coopération transfrontalière «Le renforcement de la coopération transfrontalière va beaucoup nous aider et nos enfants pourront faire la relève dans la paix. J’envoie le dindon du Burkina Faso en Côte d’Ivoire et j’achète l’attieké pour le revendre au Burkina Faso ;Je fais cette route depuis 20 ans. Les ivoiriens aiment la viande de dindon , comme les burkinabés aime beaucoup l’attiéké. » a souhaité le vendeur ivoirien de volaille de qui a une base sociale à Banfora (BF).

Pour Anderson Kouamé commerçant de tissu bazin et d’avocat et qui est à cheval entre la ville de Sikasso (Mali) et Yamoussoukro (Centre de la Côte d’Ivoire) «Je souhaite que les résolutions de Grand Bassam puissent aider les populations au plan sécuritaire, sanitaire économique des trois pays. Le tissu bazin est moins cher au Mali. Je l'achète pour le revendre à Yamoussoukro et j’achète au retour l’avocat, les graines de palmes et la banane Plantin pour les revendre à Bamako. Les maliens aiment l’alloco comme les ivoiriens. Et les ivoiriens aiment le tissu bazin. Tout le monde le porte...la création de la Zone Economique Spéciale dans notre espace commun est une bonne chose pour nos peuples . Nous encourageons l'initiative». Idem pour le vétérinaire malien à la retraite Siriki Koné, reconverti dans l’élevage de bœufs à Kolondiéba, rencontré à Tengrela en côte d’Ivoire et Amidou Ouedraogo burkinabé, commerçant de père à fils de couverture de lits, au marché central de Ouangolodougou (Côte d’Ivoire)

Bamba Siama, président de l’union transfrontalière des collectivités territoriales (U.T.C.T.E SKBo), président de l’union transfrontalière des collectivités territoriales (U.T.C.T.E SKBo) et président du conseil régional de la bagoué au Nord ivoirien, approché, a declaré « Je rassure les populations de l’espace SKBo des trois pays. Grâce aux partenaires régionaux et internationaux , ce sont 18 projets prioritaires qui ont été identifiés et pour lesquels les financements sont soit acquis, soit en cours de recherche. C’est vrai beaucoup reste donc à faire ». C’est pourquoi, nous restons convaincus que la zone économiques spéciale Sikasso-Korhogo-Bobo dioulasso ( ZES SKBo), si elle est formalisée, contribuera à faire de notre espace, un espace compétitif et attractif a ajouté le .Et d'ajouter que d’’importantes actions ont été menées dans cet espace transfrontalier après quatre années d’exercices pour le bien-être des populations :Ce sont entre autres : la tenue d’un atelier à Sikasso (Mali) pour réfléchir sur la problématique de l’orpaillage clandestin dans l’espace SKBo ,la réalisation de 20 forages dans les zones frontalières Mali-Burkina Faso, réalisation d’une piste reliant les communes de Loulouni (Mali) et Ouélelli (Burkina Faso), financement par la Coopération Suisse et l’UEMOA des études la réalisation de la piste de 62 km reliant Tengrela,( Côte d’Ivoire) à la ville de Fakola (Mali), le financement dans le cadre de la lutte contre la COVID de 20 forages en cours de réalisation sur la bande frontalière Cote d’ivoire-Mali-Burkina Faso, financement de l’étude du pont sur le fleuve séparant Débétè (Côte d’Ivoire) Zéguéré (Mali)...a conclu le president de U.T.C.T.E SKBo.

 

 

Aly OUATTARA  (Correspondant régional).

Aly OUATTARA
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