Côte d’Ivoire : Maurice Kacou Guikahué évacué d’urgence en France pour problèmes cardiaques, ses soins pris en charge par la Présidence

Politique
Publié le Source : Linfodrome
cote-d-ivoire-maurice-kacou-guikahue-evacue-d-urgence-en-france-pour-problemes-cardiaques-ses-soins-pris-en-charge-par-la-presidence Maurice Kacou Guikahué souffre de problèmes cardiaques.

Hospitalisé à l’Institut de cardiologie d’Abidjan-Treichville depuis le 11 décembre 2020, Maurice Kakou Guikahue, numéro deux du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), a été évacué vers Paris dans la nuit de samedi à dimanche pour raison médicale.

Poursuivi par la justice ivoirienne pour "complot contre l'autorité de l'Etat" et emprisonné depuis début novembre après la tentative de l'opposition de proclamer un régime de transition à la suite de l'élection présidentielle, Maurice Kacou Guikahue, avait été transféré le 11 décembre 2020 au Centre hospitalier universitaire de Treichville. "Il a été évacué dans la nuit vers Paris par le vol Air France pour faire des analyses", a déclaré à l'AFP le directeur administratif du PDCI Djedri N'Goran.

Selon une source de la présidence joint par le confrère TV5 Monde, Maurice Kacou Guikahué a été évacué pour "un contrôle en raison de ses problèmes cardiaques’’. La source précise, que ses soins sont pris en charge par la présidence de la République.

Maurice Kacou Guikahué a été interpellé le 03 novembre dernier alors qu’il était à la résidence d’Henri Konan Bédié à Abidjan-Cocody ambassades.  La veille, les principales figures de l’opposition ivoirienne ont annoncé la création d’un Conseil national de transition (CNT), présidé par Bédié, en réaction à la réélection contestée d’Alassane Ouattara à un troisième mandat. Les autorités, qui n’entendaient pas laisser prospérer une institution parallèle, ont donc interpellé plusieurs responsables de l’opposition pour tuer le mal dans l’œuf.

Cardiologue de profession, ancien ministre de la Santé dans les années 1990, Maurice Kakou Guikahue est poursuivi par la justice ivoirienne pour "complot contre l'autorité de l'Etat", "mouvement insurrectionnel", "assassinat" et "actes de terrorisme", dans le cadre des violences électorales qui ont fait 85 morts et plus de 500 blessés entre août et novembre.

 

M.K