Abidjan

Législatives à Koumassi : Cissé Bacongo lance la campagne de la liste RHDP au ‘’Campement’’ devant une immense foule

Politique
Publié le Source : Linfodrome
legislatives-a-koumassi-cisse-bacongo-lance-la-campagne-de-la-liste-rhdp-au-campement-devant-une-immense-foule Le député-maire de Koumassi, Cissé Ibrahima Bacongo, a communié avec les populations du quartier Campement

Le député-maire de Koumassi, Cissé Ibrahima Bacongo, chef d’équipe de la liste RHDP aux législatives dans cette commune, a procédé, le samedi 27 février 2021, au lancement de la campagne de ladite liste, au terrain bleu, au quartier Campement, devant de nombreuses populations acquises à sa cause.

« Il faut faire du porte-à-porte…Il faut le faire jusqu’au jour du vote. Il ne faut pas être fatigués, découragés. Et le jour du vote, il faut que tout le monde fasse sortir les personnes avec qui il a eu un contact. Il faut que chacun fasse sortir les électeurs pour qu’on aille voter massivement et qu’au soir du 6 mars, on protège notre victoire. Par la grâce de Dieu, grâce à vos bénédictions, vos soutiens, vos sacrifices, notre victoire est certaine et indiscutable », s’est adressé, Cissé Bacongo aux populations de Campement, au meeting de lancement de la campagne de la liste RHDP qu’il conduit dans la commune de Koumassi.

Le député-maire a expliqué les raisons du choix du quartier Campement pour cette cérémonie. Pour lui, « ce quartier abusivement appelé campement doit avoir une autre dénomination que celle de Campement. Ceux qui lui ont donné ce nom, n’ont pas de rêve, n’ont pas de vision. Ils ne savent pas qu’on ne donne pas ce nom qui est dépréciatif. Nous ferons en sorte le Campement mérite une autre dénomination par la grâce de Dieu », a-t-il promis, avant d’ajouter que ce quartier martyr a besoin d’assistance : « C’est un quartier où il faut que nous nous nous unissions tous, par nos prières, par nos forces, avec nos moyens, afin de le sortir de là où il se trouve ».

Quartier Félix Houphouët Boigny, nouvelle dénomination du quartier Campement

Et Cissé Bacongo d’indiquer que « ce quartier doit mériter sa nouvelle dénomination de quartier Félix Houphouët Boigny. Le chef central qui est ici, qui a remplacé le chef Tidiane Fofana, a donné l’histoire de l’appellation du Campement. Il a dit que lorsqu’ils sont allés, sur invitation du président Félix Houphouët Boigny, à Yamoussoukro, et qu’ils se sont présentés comme des habitants d’un quartier à Koumassi à Abidjan qu’on appelle le Campement, le président Félix Houphouët Boigny a dit que ce quartier que vous appelez Campement va désormais porter mon nom : Félix Houphouët Boigny. C’est un élément testamentaire, c’est un testament. Nous devons exécuter cet engagement testamentaire. Nous devons exécuter cet ordre. C’est un ordre. Il dit que ce quartier doit s’appeler quartier Félix Houphouët Boigny avec tout ce que cela comporte ».

Bacongo a rappelé que le quartier aura une deuxième voie bitumée. « C’est le prolongement du Boulevard du Gabon qui part de la pharmacie du Gabon et ça vient au niveau du garage Akwaba et ça continue jusqu’à Boribana », a-t-il précisé, avant de lever un coin du voile sur la seconde raison pour laquelle il a choisi le quartier Campement pour le lancement de la campagne de la liste RHDP : « Ce quartier est l’un des plus importants en terme démographique de Koumassi (…) Il faut s’occuper des populations en tout point de vue, au plan de la sécurité, la scolarisation, à tous les niveaux. C’est pourquoi nous sommes ici chaque fois qu’il le faut, pour vous apporter de l’espoir, pour vous dire qu’on ne vous oublie pas et qu’on ne peut pas vous oublier. Ce n’est pas une affaire d’élection. C’est une affaire de responsabilité politique. Nous venons pour vous affirmer que nous sommes avec vous, de jour comme de nuit, physiquement comme de loin. Vous êtes présents dans nos cœurs. Voilà les deux raisons principales pour lesquelles nous sommes venus ».

Il en a profité pour présenter les 3 titulaires de la liste RHDP et leur suppléant. « Je suis un chef d’équipe composée de 3 personnes dont moi-même. Dans mon équipe, il y a le député Sangaré Yacouba. Il a été mon suppléant pendant 10 ans à l’assemblée nationale. Il n’a pas démérité (…). Il est le deuxième titulaire. Le troisième titulaire, c’est Mme Traoré Adjaratou, épouse Coulibaly. Mon suppléant s’appelle Ouattara Abdramane dit KAO. Le suppléant de Sangaré Yacouba, c’est une dame : Mme Atta Brou Léopoldine épouse Diby. Le suppléant d’Adjaratou, c’est Koné Sidy Mohamed dit Siriman », dit Bacongo, avant de rappeler le rôle du député : « Le député, c’est le représentant du peuple. C’est celui qui vous représente, chacune et chacun. Celui qui vous représente, c’est celui qui va pleurer à votre place là où on pleure. C’est celui qui va rire à votre place là où on rit. C’est celui qui porte vos angoisses. C’est celui qui traduit vos peurs, vos rêves. C’est celui qui va dire ce que vous voulez. C’est celui qui va aller traduire vos attentes, vos besoins ».

Un bilan inégalé

Il a saisi l’occasion pour faire un petit bilan de ses actions, d’abord en tant que député, en réhabilitant les deux lycées municipaux de Koumassi, le groupe scolaire Mondon, l’Eglise Notre Dame de l’Assomption, la grande mosquée de Koumassi, en bitumant la voie de la pharmacie Fanny jusqu’au lycée municipal. « En tant que député, sans avoir un budget, mais grâce à nos relations, à notre carnet d’adresse, à nos amitiés, nous avons pu faire cela », a-t-il rappelé, avant de citer pêle-mêle, quelques réalisations depuis son élection à la tête de la commune : « Allez-y à la Sicogi, on a fait un jardin qu’on pourrait même appeler la balade des amoureux. On va faire le plus beau jardin d’Abidjan vers Zoé Bruno…C’est ça qu’on appelle du rêve. C’est-à-dire permettre aux gens d’avancer dans leur temps, d’être en phase avec leur temps, avec leur époque. Vous avez vu à la Sogefiha ? Nous avons fait le maquis le Bhété…Ce sont 27 magasins qu’on a construits, qu’on a donné cadeau aux femmes de là-bas. Elles n’ont rien payé. Il y a 12 toilettes publiques…Toujours à la Sogefiha, on est en train de faire un terrain avec tribune, vestiaires et tout ».

Pas de cadeau à certains adversaires…

Cissé Bacongo a demandé aux populations de ne pas accorder de crédit aux ‘’vendeurs d’illusion’’. « Il y a des gens qui disent, on va casser le Campement. Est-ce que casser-là, c’est travail de quelqu’un ? Les gens se vantent pour être député, pour être maire et puis ton seul travail, tu vas casser. Quand tu vas finir de casser, aux prochaines élections, qui va te voter ? Les animaux…Les gens qui se promènent pour dire des choses comme ça, ils croient que vous buvez l’eau par les narines, pas par la bouche comme eux. Toi, tu ne vas pas casser, mais tu vas faire quoi ? Il faut dire ce que tu vas faire au lieu de dire ce que l’autre va faire. Est-ce que c’est lui qui est mon porte-parole ? Nous, on sait ce qu’on va faire », a-t-il souligné sous les applaudissements du public.

Sur sa lancée, il n’a pas du tout fait de cadeau à ses adversaires. « De tous ceux qui sont là et nous, nous sommes les meilleurs. Il y a des gens qui n’ont rien appris, ils n’ont rien oublié. Ils étaient là, aux affaires à Koumassi. Ils n’ont rien apporté, si ce n’est que désolation, ruine et pleurs. Ce sont les angoisses, c’est la pauvreté qu’ils ont apportée aux populations de Koumassi. C’est à cause de ceux-là que ce quartier se trouve dans cet état encore parce qu’ils ont passé 17 ans ici. Ils auraient pu, ne serait-ce qu’apporter une deuxième voie. Mettre sur cette voie un peu de pavé tout simplement. Ils auraient pu faire des marchés dignes de ce nom. Ils n’ont absolument rien fait. Je dis bien, rien. C’est parce qu’ils n’ont rien apporté, ils n’ont que des cauchemars pour Koumassi, pas de rêve. Ils n’ont pas de vision, ils ne voient rien. Parce que quand on ne voit rien, on ne peut pas avoir de vision. Ils ont des panneaux dehors, ils disent ‘’Tous ensemble pour Koumassi’’. Pour quel Koumassi ? Ce n’est pas ici qu’ils étaient pendant 17 ans ? Vous avez fait quoi ? Ils n’ont qu’à arrêter de se foutre du monde. Quand on les voit sur les photos, ils sont défraichis. Ça veut dire qu’ils sont dépassés. Ce sont des gens qui sont du passé ».

Pour toutes ces raisons, Cissé Bacongo a demandé aux populations d’être lucides et vigilantes. « Je voudrais vous demander d’être lucides, c’est-à-dire de ne pas vous laisser distraire par tous les vendeurs d’illusions qui arrivent. Il faut rester vigilants ».

 

Adolphe Angoua

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