Tuerie à Duékoué : Amadé Ourémi condamné à la prison à vie assortie d’une amende de plus d’1 milliard 500 millions de francs CFA

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tuerie-a-duekoue-amade-ouremi-condamne-a-la-prison-a-vie-assortie-d-une-amende-de-plus-d-1-milliard-500-millions-de-francs-cfa Amadé Ourémi ne verra plus jamais le ciel d'Abidjan.
Politique

Amadé Ourémi, le Seigneur de guerre au moment de la crise post-électorale de 2010 ne verra plus jamais le ciel d’Abidjan. En tout cas, pas de son vivant. Il a été condamné à la prison à vie par la Justice ivoirienne dans l’affaire massacre de Duékoué.

La sentence vient de tomber pour Amadé Ourémi. Le redoutable chef de guerre séjournera à jamais dans l’une des prisons ivoiriennes. Le verdict a été rendu ce jeudi 15 avril 2021 par le Tribunal d’Abidjan-Plateau. Outre la prison à vie, Amadé Ourémi devra verser aux victimes des tueries de Duékoué, un montant estimé à plus d’1 milliard 500 millions de francs CFA.

Amadé Ouérémi, qui fit régner la terreur dans l'ouest de la Côte d'Ivoire en 2011 lors de la crise post-électorale, a continué de nier toute responsabilité devant la cour d'assises d'Abidjan, avant la sentence de ce jour.

L'ouest du pays a été l'un des points chauds de la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, et qui avait fait 3.000 morts. Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise de Duékoué en mars 2011 par les combattants pro-Ouattara s'est accompagnée de massacres à grande échelle.

Le massacre de Duekoué est l'un des dossiers les plus sensibles dans la longue crise que la Côte d’Ivoire a connue de 2002 à 2011. Plus de 800 morts en deux jours. En mars 2011, alors que le pays est plongé dans une crise post-électorale, la ville de Duékoué va connaître l’horreur. 
Les 29 et 30 mars, des centaines de personnes sont massacrées par des miliciens favorables à Alassane Ouattara.

Amadé Ourémi était poursuivi notamment pour assassinats, viols, participation à un soulèvement insurrectionnel, traitements inhumains et dégradants.

 

Maxime KOUADIO