Pdci-Rda / Un membre du Bureau politique critique les dernières décisions de Bédié : « Apprenons à nous dire les vérités »

Politique
Publié le Source : L'inter
pdci-rda-un-membre-du-bureau-politique-critique-les-dernieres-decisions-de-bedie-apprenons-a-nous-dire-les-verites Pour Serge Yvon Vremen, le Pdci est un grand parti, le Pdci doit rester un grand parti. 

Membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), Serge Yvon Vremen s’est attaqué à la gestion du parti d’Henri Konan Bédié. Selon lui, le parti a besoin «d'aller à l'essentiel». Dans une vidéo de six minutes disponible sur sa page officielle facebook, le cadre du Pdci dénonce certains actes de la direction du parti après 75 ans d'existence, notamment la création de trois nouveaux comités par le président Henri Konan Bédié dont un comité politique pour «réformer et moderniser le parti».

«Qu'est-ce qui a conduit à la mise en place de ce comité ? Est-ce qu'on a estimé que c'est parce que le secrétariat exécutif a failli qu'il faut mettre ce comité ? Est-ce qu'on a estimé que c'est parce que le secrétariat exécutif est submergé par un certain nombre de tâches qu'il faut donner ces tâches là à d'autres personnes ?», s'est interrogé Vremen.

Pour lui, la direction du parti doit savoir ce qu'elle veut puisque des personnes figurant au secrétariat exécutif sont aussi membres du comité politique, du comité chargé des élections et aussi du comité chargé des ressources. « Si une personne à l'intérieur d'un seul comité n'arrivait pas à exécuter un certain nombre de tâches pourquoi alors lui en donner trois ou quatre ? Il y a 15 personnes dans ces comités qui se retrouvent dans deux ou trois comités. Ils sont 66 au total dans ces 4 comités pour gérer aujourd'hui, de façon opérationnelle, le Pdci », a-t-il critiqué.

Au moment où le parti célèbre son 75e anniversaire, le cadre du parti septuagénaire estime que l'heure n'est pas aux séminaires qui vont aboutir à un colloque. Avec 21 ans d'absence au pouvoir, Serge Vremen pense que «l'objectif principal est 2025». «Il y aura la présidentielle dans près de 1600 jours. Chaque jour qui passe est un jour qui passe. Il nous faut travailler pour être certain que nous pourrions en 2025 ramener le pouvoir au sein de notre parti», a-t-il prévenu invitant les militants au travail pour arriver à prendre le pouvoir par les élections. «En 2023, il y aura des élections locales, des élections municipales et régionales. Nous sommes à deux ans, il faut les préparer. C'est ça l'actualité du Pdci», a-t-il insisté.

Comme proposition pour sortir de cette situation qui consiste à déceler des «espions partout », Serge Yvon Vremen réclame un Bureau politique voire un congrès. Car, pour lui, les militants ont «beaucoup de choses à dire, beaucoup d'observations à faire». «Il nous faut absolument demander qu'un Bureau politique soit convoqué de sorte à pouvoir évoquer tous ces sujets. Nous avons fait des présidentielles sans y être, nous sommes partis aux législatives les militants sont perturbés. Nous n'avons pas la trajectoire. Je dis qu'il est nécessaire que nous allions à l'essentiel si non il s'agira de constater l'émiettement de notre parti», a analysé Serge Y. Vremen.

Le candidat du Pdci-Rda aux dernières régionales souligne que son parti, à 75 ans, doit être loin de ce que les Ivoiriens ont constaté récemment avec ces palabres qui se sont déportées dans la «Maison de la paix». «Il faut que ce genre d'attitude soit loin de nous. Plus jamais ça. Il faut demander à la direction comment est-il qu'un fait se soit passé et que jusqu'à ce jour, il n'y ait pas eu de communiqué officiel de la direction pour nous situer ?  Le Pdci est un grand parti, le Pdci doit rester un grand parti. Arrêtons nos palabres et apprenons à nous dire les vérités. La bonne amitié se nourrit de vérités», a-t-il conclu.

 

Cyrille DJEDJED