Lutte contre le terrorisme /L’ambassadeur des États-Unis envoie un message fort au pouvoir

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lutte-contre-le-terrorisme-l-ambassadeur-des-etats-unis-envoie-un-message-fort-au-pouvoir L’ambassadeur des Etats-Unis, Richard K. Bell, a fait des propositions aux politiques ivoiriens.
Politique

Dans le cadre du projet « Redevabilité pour le développement (A4D, traduit de l'anglais) », les élus locaux et autorités administratives des régions du Bounkani et du Tchologo (localités situées dans le nord de la Côte d’Ivoire) ont pris part à un atelier, hier mardi 6 juillet 2021 dans la cité balnéaire de Grand-Bassam. Cet atelier de formation, fruit d’une collaboration entre des organisations non gouvernementales (Ong) notamment Equal acces international (Eai), Alliance Côte d’Ivoire, Action contre la faim (Acf) et le Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (Riddef) qui a reçu le financement du gouvernement américain à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), vise à renforcer les capacités de gouvernance des autorités.

L’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard K. Bell, présent à l’ouverture de cette formation, a fait un parallèle entre la pauvreté des populations et le terrorisme. Selon le diplomate, la pauvreté grandissante et la non prise en compte ou la non consultation au préalable des populations avant les prises de décisions restent un facteur très important de l’expansion du terrorisme. Sur cette base, le représentant du 46e président des États-Unis en Côte d’Ivoire a invité les élus locaux et les autorités administratives, plus loin, l’ensemble des acteurs politiques nationaux, à repenser leur politique de gouvernance en mettant un point d’honneur à la prise en compte de l’opinion des populations. « Cet atelier est d’autant plus d’actualité que, comme j’ai eu l’occasion d’en discuter avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, la sécurité entre gouvernants et gouvernés est essentielle pour prévenir la menace de l’extrémisme violent qui guette des communautés dans le Nord du pays », a-t-il martelé.

Richard K. Bell préconise aux pouvoirs publics, dans la perspective d’endiguer le phénomène ‘’djihadjiste’’ dans cette zone du pays, d’être plus regardants sur la situation de vulnérabilité des populations en vue de mieux orienter les financements. « La loi ivoirienne appelle les autorités municipales et régionales à consulter la population quant aux priorités de développement. Et pour cause : lorsque la population est impliquée dans la prise de décision, elle adhère davantage à la notion d’Etat et renforce la redevabilité des autorités, ce qui motive ces dernières à être plus performantes. En effet, plus les décideurs sont proches de leurs populations, plus ils comprennent quels sont leurs besoins et cherchent les réponses adéquates », a-t-il étayé.

L’ambassadeur des États-Unis a marqué toute la disponibilité de son gouvernement à appuyer la Côte d’Ivoire sur ce vaste chantier. Il a fait savoir que 40 jeunes volontaires sont en train d’être formés par leurs services en vue de leur déploiement prochain dans les villages et hameaux à l’effet de collecter auprès des populations leurs besoins dans l’optique d’orienter les financements.

Venance AKA

Légende : L’ambassadeur des Etats-Unis, Richard K. Bell, a fait des propositions aux politiques ivoiriens.