Paix durable en Côte d’Ivoire : Des experts au laboratoire pour l’élaboration d’une stratégie en vue de la résilience aux conflits

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paix-durable-en-cote-d-ivoire-des-experts-au-laboratoire-pour-l-elaboration-d-une-strategie-en-vue-de-la-resilience-aux-conflits Myss Belmonde Dogo, au milieu, a félicité les participants à l'atelier. (Ph: DR)
Politique

Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a abrité durant deux jours, un atelier sur la consultation des acteurs nationaux dans le cadre du processus d’évaluation de la vulnérabilité structurelle et de la résilience aux conflits de la Côte d’Ivoire.

Cette rencontre qui a refermé ses portes le 09 juillet 2021, a été l’occasion pour des experts d’identifié les facteurs de sensibilité des populations face à des risques de tout type et leurs capacités de résistance aux conflits violents. L’atelier a été le lieu d’évaluer la vulnérabilité structurelle et la résilience en Côte d'Ivoire et de mettre en place une stratégie nationale permettant au gouvernement de renforcer ses actions de solidarité et de cohésion sociale.

La ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo a exprimé sa satisfaction face aux conclusions de ces travaux qui, a-t-elle dit, « vont contribuer à élaborer une stratégie bien adaptée, permettant de s’attaquer conséquemment aux facteurs de vulnérabilité de notre pays et renforcer davantage sa résilience face aux chocs de conflits ». A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, elle a instruit les participants à mettre en place une stratégie nationale pour identifier les facteurs de sensibilité des populations face à des risques de tout genre et leurs capacités de résistances aux chocs de conflits. Pour Belmonde Dogo, les conclusions de ces travaux doivent permettre au gouvernement de prendre des mesures pour atténuer les causes de vulnérabilité et de conflits violents en Côte d’Ivoire.

Profitant de cette tribune, la ministre a rappelé les différentes actions du gouvernement ivoirien dans le domaine de la solidarité et de la cohésion sociale. Myss Belmonde Dogo a souligné, entre autres actions, l’indemnisation des victimes des crises, la libération de plusieurs détenus de la crise post-électorale avec l’Amnistie de plus de 800 personnes et la facilitation du retour de l’ex-Président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, le 17 juin 2021, après son acquittement par le tribunal pénal international.

« Tous ces efforts de renforcement de la solidarité et de la cohésion sociale ont rendu la vie bien différente dans notre pays comparativement à celle d’il y’a 10 ans » s’est voulue rassurante la ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, puis de souligner que le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, ainsi que celui en charge de la Réconciliation et le Gouvernement fondent beaucoup d’espoirs dans ce processus d’évaluation.

Joséphine Charlotte Mayuma Kala, Représentante spéciale du Président de la Commission de l’Union Africaine (UA) à Abidjan s’est félicitée de la bonne conduite des travaux menés par les experts et consultants ivoiriens et qui ont permis notamment de faire des propositions concernant des facteurs de conflits et autres types de vulnérabilité structurelle en Côte d’Ivoire, d’évaluation de facteurs générateurs de paix qui contribuent à la promotion de la stabilité et de la résilience aux conflits violents. A travers la CEDEAO, l’Union africaine promet de soutenir les actions à mener pour contrer tous les facteurs de conflits identifiés.

Pour Joséphine Charlotte Mayuma Kala, tout cela devrait permettre aux institutions partenaires de mettre en œuvre les résultats obtenus pour la consolidation de la paix, ce à la faveur de la réconciliation nationale et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Elle a donc remercié le gouvernement ivoirien et le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté pour avoir accepté d’organiser cette consultation avant d’appeler les autres pays africains à en faire de même.

« Nous sommes redevables à l’Union africaine pour avoir offert l’opportunité à la Côte d’Ivoire de mettre en œuvre des outils pour aider l’Etat à renforcer ses efforts de consolidation de la paix après les années de crise qui nous ont éprouvé » s’est voulu reconnaissant en retour, Tiozohon Ibrahim Coulibaly, Directeur général de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) en appui et au nom de la ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté.

Tiohozon Ibrahim Coulibaly a informé que les jours à venir, un atelier de validation des résultats obtenus permettra à la Côte d'Ivoire d’adopter le rapport final de ces activités. Il a souligné que le document de synthèse sera ensuite transmis aux institutions partenaires pour la mise en œuvre de la stratégie nationale en vue de la promotion des actions de solidarité, de la paix et de cohésion sociale.

Il faut noter que ces deux journées de travaux avec la collaboration de l’Union Africaine et de la CEDEAO ont suffi pour avoir des résultats satisfaisants sur le sujet. Ces institutions africaines soutiennent et accompagnent techniquement la Côte d’Ivoire sur d’autres aspects dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits. L’Union africaine et la CEDEAO ont déjà conclu une série de consultations régionales dans des villes de l’intérieur du pays. Ce qui a permis antérieurement de faire des recommandations sur les cas de vulnérabilité en Côte d’Ivoire.

Ont pris part à cet atelier de consultation, des experts issus de l’administration publique, des organisations nationales et régionales de jeunesse, des femmes de la société civile, des Forces de défense et de sécurité, des membres du secteur privé ainsi que des membres d’institutions en l’occurrence la CEDEAO et l’Union africaine.

Irène BATH (Avec sercom)