Côte d'Ivoire

Politique : Le procureur de la République Adou Richard veut dissoudre le PDCI-RDA, GPS, l’UDPCI, ... Voici les raisons

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politique-le-procureur-de-la-republique-adou-richard-veut-dissoudre-le-pdci-rda-gps-l-udpci-voici-les-raisons Guillaume Soro du GPS et Henri Konan Bédié du PDCI-RDA
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Des leaders de partis politiques en Côte d’Ivoire ont lancé des mots d’ordre pour appeler à la désobéissance civile dans l’optique d’empêcher le scrutin présidentiel d’octobre 2020. Leurs actions ayant échoué, ils ont été épinglés dans un rapport qui préconise la dissolution de leur parti respectif.

Au terme des enquêtes diligentées par l’unité spéciale d’enquête dirigée par le procureur Adou Richard, en 2020, plusieurs leaders de partis politiques ont été épinglés. Ils pourraient donc être poursuivis au pénal tandis que leur instrument de lutte : leur parti politique, coure le risque d’être dissout. C’est ce qu’a révélé le journal Linter dans sa parution de ce mercredi 28 décembre 2021.

Voici ce qui est reproché aux partis politiques

En effet, la décision de dissoudre les formations politiques qui ont appelé à une opposition au troisième mandat du président Alassane Ouattara serait consigné au chapitre des recommandations du rapport d’enquête dont une partie a été rendue publique le lundi 27 décembre 2021.

Lesdits partis politiques sont donc fortement impliqués dans les faits infractionnels et doivent subir la rigueur de la loi pénale

« Ces partis politiques en appelant la population à se mobiliser pour des manifestations sur l’ensemble du territoire, et en demandant à leurs partisans de s’abstenir de participer aussi bien à la distribution des cartes électorales qu’à la campagne électorale et d’empêcher par tout moyen, la tenue de toute opération lié au scrutin électoral, avaient pour objectifs manifestes de troubler l’ordre public et d’inciter leurs artisans à s’adonner à des actes de violence tant sur les personnes que sur les biens. Lesdits partis politiques sont donc fortement impliqués dans les faits infractionnels et doivent subir la rigueur de la loi pénale » écrit L’inter qui cite le document d’Adou Richard.

L’unité spéciale d’enquête qui est une structure créée par décret présidentiel, préconise, selon le journal Linter, des mesures de suspension pour une durée déterminée ou de dissolution assortie ou non de confiscation totale ou partielle des biens à l’encontre des partis ou groupements politiques impliqués dans la commission des infractions graves, et ce, conformément aux articles 21, 22, 23, 24 et 25 de la loi n°93-668 du 9 août 1993 relative aux partis et groupements politiques.

Adou Richard veut arrêter 40 personnes

Selon le document qu’Adou Richard a entre les mains, le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié, le GPS de Guillaume Soro, L’Urd de Danielle Boni Claverie et l’UDPCI d’Albert Mabri Toikeusse, ont commis avant, pendant et après la présidentielle d’octobre 2020, des infractions graves. C’est donc pour cette raison que ces quatre formations politiques risques d’être dissoutes.

Seulement Onze (11) personnes croupissent en ce moment en prison

Pour finir, le rapport d’Adou Richard préconise l’arrestation de quarante (40) personnes qui seraient responsables des infractions durant la période de «désobéissance civile». Concernant ce volet, onze (11) personnes seulement croupissent en ce moment en prison selon les propos du procureur de la République lui-même.

Bertin MAMBO