Côte d’Ivoire: Traduire le dialogue politique en actes concrets

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cote-d-ivoire-traduire-le-dialogue-politique-en-actes-concrets La reprise du dialogue politique est source d'espoir.
Politique

La cinquième phase du dialogue politique, s’est ouverte récemment. Pendant des semaines, Pouvoir et Opposition vont plancher sur des dossiers qui engagent la vie de la nation.  

Des actes pragmatiques et concrets


 En renouant le fil du dialogue politique avec le pouvoir, le Pdci-Rda, parti phare de l’opposition, à écouter ses responsables, attend des actes pragmatiques et concrets de la part du chef de l’État,Alassane Ouattara. Il en va de même pour les autres partis de l’opposition.

Au dire de chacun, ce sont, entre autres, trouver un modus -vivendi pour libérer les prisonniers politiques et d’opinion; faciliter le retour des exilés; créer un cadre transparent pour les élections avec un nouveau découpage électoral et une Commission électorale indépendante davantage réformée. Sans oublier de garantir le plein exercice des libertés individuelles et collectives.

Simone Gbagbo, bien connue en Côte d’Ivoire pour ne pas avoir la langue dans la poche, a même proposé l’écriture d’une nouvelle constitution. Naturellement, le financement des partis politiques, à bonne date, ainsi que le dégel de certains avoirs seront au menu des discussions.

Donner des assurances aux membres de l’opposition

Par ailleurs, afin de garantir la sérénité des discussions, il est important de donner des assurances aux membres de l’opposition qui réclament, comme préalable de surseoir à toutes ces pirouettes politico-judiciaires.

En sus, ces leaders politiques attendent, au terme des discussions, des engagements signés et consignés qui seront la boussole de tous. «Le régime Rhdp, habitué à procrastiner, devra traduire en actes concrets, de façon diligente, ce qui aura été retenu et essoré de ce dialogue politique», a exigé un cadre du Pdci-Rda que nous avons interrogé.  

L’avant dernière phase du dialogue qui s’est tenue sous l’égide du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly avait laissé, selon lui, un arrière goût amer pour l’opposition notamment. Il a rappelé que, bien que n’ayant pas obtenu d’accord avec l’opposition, le chef du gouvernement d’alors s'était félicité de l’heureux aboutissement du dialogue et engagé l’opposition sur des points, selon lui, qui ont fait preuve de consensus.

Ce n’était ni plus ni moins qu’un passage en force.

Que nenni ! «Ce n’était ni plus ni moins qu’un passage en force. La suite de ce forfait, on la connaît», a-t-il commenté. Des rejets de nombreuses candidatures à la présidentielle. Une Cei et un conseil constitutionnel accusés d’être aux ordres, des violences meurtrières avant, pendant et après les élections.

La Côte d’Ivoire peut et doit faire l’économie de tout cela. Juste par un dialogue fructueux. «Le Pdci-Rda, à cet effet, a répertorié des points de discussion et a son approche et sa thérapie.

Faire preuve de bonne volonté et de bonne foi

Il appartient au gouvernement de faire preuve de bonne volonté et de bonne foi. C’est à ce prix, que des principes clairs, simples et efficaces seront édictés, unanimement, pour réguler le front politique en Côte d'Ivoire. Personne n'a plus intérêt à jouer les pyromanes», a fait observer notre interlocuteur. 

Selon lui, le Pdci -Rda s’engage à ne ménager aucun effort pour que la paix soit toujours une réalité en Côte d’Ivoire. «Le Président Henri Konan Bédié, à cet effet, lors de son discours à la nation en fin d’année, a mis l’accent sur la nécessité de rouvrir et relancer le dialogue politique.   

Dès lors, il appartient à chacun des responsables politiques de faire sien cet adage de Félix Houphouët-Boigny qui affirme que le dialogue est l’arme des forts», a insisté notre interlocuteur.