Droits de l'Homme : Un avocat au barreau de Côte d'Ivoire explique les instruments de protection

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droits-de-l-homme-un-avocat-au-barreau-de-cote-d-ivoire-explique-les-instruments-de-protection Me Traoré Drissa a fait savoir que la société civile peut contraindre dans certains cas, l'État à faire respecter les droits de l’Homme.
Politique

Me Traoré Drissa, avocat au barreau de Côte d'Ivoire, a expliqué les instruments nationaux et internationaux de protection des droits de l'Homme, ce vendredi 28 janvier 2022 à Abidjan-Abobo Plateau Dokui.

Me Traoré Drissa, par ailleurs secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits humains (Fidh), a dispensé une formation aux organisations membres du Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest section Côte d’Ivoire (Foscao-Ci).

Instruments internationaux

Cet atelier a porté sur les politiques publiques en lien avec les droits civils et politiques. Il s’inscrit dans le cadre des activités du « projet de redynamisation des organisations membres du Foscao-Ci pour leur meilleure implication dans les politiques publiques », soutenu par l’Union européenne à travers "Liane 2".

L'avocat au barreau de Côte d'Ivoire a fait savoir qu'il existe plusieurs instruments de protection des droits de l'Homme. « Il y a les instruments internationaux qui partent de la Charte des Nations-Unies aux protocoles sur les droits civils et politiques, et sur les droits économiques et socio-culturels », a cité Me Traoré Drissa.

Il a ajouté qu'il y a également différentes conventions contre la tortue, la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples, ainsi que l'acte constitutif de l'Union africaine (Ua).

Instruments nationaux en Côte d'Ivoire

Le secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits humains (Fidh) a énuméré les instruments nationaux de protection des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire. « La Constitution consacre son titre premier aux droits et devoirs du citoyen, où la Côte d'Ivoire reprend quasiment l'ensemble des droits proclamés dans les différentes conventions à laquelle la Côte d'ivoire est partie », a-t-il fait comprendre.

 

Me Traoré Drissa a souligné qu’il y a aussi « les lois nationales qui mettent en place un certain nombre de mécanismes de protection ou d'encadrement des droits de l'Homme ».

Il a évoqué les règlements que le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, ou les ministres du gouvernement Patrick Achi prennent, et qui concourent à reprendre l’ensemble des droits de l’Homme que la Côte d’Ivoire s’est engagée à respecter.

« Les instruments de protection des droits de l'Homme permettent à la société civile de savoir quels sont les droits de l'Homme proclamés et auxquels la Côte d'Ivoire a formellement souscrit »

Me Traoré Drissa a signifié que les instruments de protection des droits de l'Homme permettent à la société civile de savoir quels sont les droits de l'Homme proclamés de façon générale. Et quels sont les droits auxquels la Côte d'Ivoire a formellement souscrit.

Le secrétaire général de la Fidh a mis en lumière un autre point. « Ces instruments permettent d'indiquer les mécanismes, les structures qui sont chargées de contrôler ou d'encadrer les droits de l'Homme », a-t-il dit.

Me Traoré Drissa, a précisé un aspect important. « A partir de ce moment, la société civile peut, en cas d'émulation, d'observation d'actes de violations ou d'allégations d'actes de violations, saisir ces mécanismes nationaux et internationaux ».

Constater et proposer, ou contraindre l'État

Ici, selon l'Avocat au barreau de Côte d'Ivoire, l’objectif est de constater la violation et de proposer des mesures nécessaires pour la correction ou de prendre même des décisions.

Me Traoré Drissa a rappelé les exemples de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples et de la Cour de justice de la Cedeao, « où des décisions judiciaires peuvent être prises pour contraindre l'État à respecter les droits de l'Homme, à réparer les violations commises ».

Eddy BIBI

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