Procès sur les faux fers à béton : Issiaka Diaby réclame la tête du DG de Fer Ivoire

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proces-sur-les-faux-fers-a-beton-issiaka-diaby-reclame-la-tete-du-dg-de-fer-ivoire Le président de CVCI, Issiaka Diaby
Politique

Suite au report du procès des faussaires présumés de fers à béton le mercredi 2 février 2022, le président du Collectif des Victimes en Côte d’Ivoire (CVCI), Issiaka Diaby s'est prononcé sur le sujet.

Le procès des faussaires présumés de fers à béton qui se tenait au Tribunal de première instance de Yopougon, a été ajourné. Il a été ramené jusqu’au 13 mars 2022. En effet, la partie de la défense a révélé au cours de l’audience que la même affaire est inscrite au Tribunal du Plateau et y sera jugée également. Contrarié par cette information le juge a renvoyé l’audience en demandant au défendeur d'apporter des preuves qui montrent qu’il s’agit bien de la même affaire au Plateau. 

Tentative de prolonger la procédure

Au sorti de cette audience, le président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire ,  Issiaka Diaby a dénoncé une manœuvre. Celle visant à faire durer la procédure dans l'unique objectif d'éviter le débat.

« Je pense que des gens sont en train de manœuvrer pour ne pas entrer dans les débats, sur des faits. Celui qui choisit la voie de la justice pour régler un problème doit s’armer de patience. C’est le chemin le plus sûr. C’est ce qu’on a choisi, ce sont des questions techniques que la partie poursuivie a soulevées. C’est tout à fait normal qu’ils envoient les preuves de ce qu’ils ont soulevé », a expliqué Issiaka Diaby.

‘’ Exige la comparution du directeur général de la société de Fer Ivoire’’

Poursuivant, le plaignant Issiaka Diaby, a exigé que ce procès voit  la comparution de Raja Chandra Sekaran, directeur général de la société de production de fers à béton Fer Ivoire citée abondamment dans l’ordonnance de renvoi. A en croire M. Diaby, celui-ci a été assigné à comparaître depuis le 2 novembre 2021 mais ne s’est pas présenté devant la justice. Pour lui, cela laisse penser qu’il y a une tentative de se soustraire à la justice ivoirienne ou de saboter le travail de l’institution judiciaire.

« Est-ce qu’en Côte d’Ivoire, 10 ans après la fin de la crise, des gens peuvent aller chercher des militaires pour chasser des travailleurs de leur lieu de travail et faire venir des personnes de l’étranger pour les remplacer pendant 2 ans. Cette force coalisée avec des gendarmes, ça a été créé par décret ? Cela veut dire qu’il y a certains opérateurs qui se comportent aujourd’hui comme la mafia. Je déplore, je ne suis pas du tout content que depuis que cette affaire a commencé, M. Raja Chandra Serakan, directeur général de Fer Ivoire, n’a pas encore comparu », a décrié le président du Cvci.

Selon lui, cette affaire a des origines. Il y a eu il y a quelques années l’irruption d’hommes armés non identifiés dans une usine en zone industrielle à Yopougon. Contre des populations civiles, a-t-il rappelé, la force armée a été utilisée.

Politique d’exclusion d’Ivoiriens

Par ailleurs, il a dénoncé aussi la fabrication de faux fers à béton et surtout une « politique d’exclusion d’Ivoiriens dans un certain nombre de secteurs socio-économiques ».

« C’est déplorable. Il y a plusieurs batailles que nous sommes en train de mener et nous ne lâcherons pas tant qu’un certain nombre de questions ne sont pas réglées. Simone Gbagbo a comparu devant la justice, Laurent Gbagbo a comparu, même en son temps Mme Dagri Diabaté a comparu. (…) Raja Serakan n’est pas au-dessus de la loi par rapport à Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Simone Gbagbo ! Moi-même j’ai été poursuivi pendant 2 ans, et j’ai répondu. Mais sur qui il compte pour insulter la justice ivoirienne ?

Il faut respecter le pays, il faut respecter ses lois, ses populations. Il se murmure qu’il a le bras long et qu’il est soutenu par des autorités. En tant qu’Ivoiriens, nous allons montrer que la loi doit s’appliquer à tout le monde », a asséné Issiaka Diaby, promettant d’aller jusqu’au bout.

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