Côte d'Ivoire

"Présence de djihadistes dans la Comoé" : Un officier des eaux et forêts fait des révélations

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presence-de-djihadistes-dans-la-comoe-un-officier-des-eaux-et-forets-fait-des-revelations Des révélations sur la présence djihadiste dans le parc national de la comoé
Politique

Les incursions djihadistes à la lisière de la réserve de la Comoé, plus précisément à la frontière commune entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, suscitent bien d’interrogations.

Des informations font état d’une probable implantation de groupes terroristes dans cette vaste réserve naturelle, située dans le nord-est de la Côte d'Ivoire. Au point de susciter de l’inquiétude chez les populations environnantes. Interrogé par nos confrères de Notre Voie, le capitaine N’Dri Ulrich, chef du secteur de l’office ivoirien des parcs et réserves du département de Nassian s'est voulu rassurant." Les actes terroristes enregistrés à la lisière du parc national sont loin d'être pérennes. Je peux vous rassurer", a dit d'entrée l'officier des eaux et forêts.

"Toute la zone de Téhini qui est dans le parc national est surveillée comme il se doit"


En octobre dernier, dans la localité de Téhini, une petite ville située dans le nord du parc national de la Comoé, les forces de sécurité de Côte d’ivoire ont essuyé une attaque attribuée à des groupes djihadistes. Les assaillants  ont ouvert le feu sur un poste d’observation tenu par des gendarmes et militaires ivoiriens déployés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.   « Malgré ce que nous connaissons comme acte terroriste à Téhini, nos équipes n’ont cessé de travailler d’arrache-pied. Toute la zone de Téhini qui est dans le parc national est surveillée comme il se doit. Et les missions qui ont été effectuées à ce niveau ont démontré que la zone est bien tenue », s’est-il voulu rassurant.

il y a des unités de sécurisation qui sont basés à Kong, pour veiller toute la partie nord de la réserve

Le capitaine N’Dry reconnaît qu’il y a certes quelques intrusions dans cette vaste étendue forestière mais de là à parler de nid de djihadistes « c’est trop fort ». « C’est vrai, des intrusions nous ont été signalés mais de là parler de nid, c’est trop fort », a reconnu l’officier avant d’expliquer qu’il serait quasi-impossible pour ces terroristes d’élire domicile dans cet espace protégé d’autant plus que les forces de défense et de sécurité veille constamment au grain.

« Affirmer que c’est un nid de djihadistes, il me serait difficile de l’affirmer. Les terroristes peuvent rentrer dans le parc et en ressortir pour aller à leurs basses besognes. Parce que s’ils sont dans le parc national ; comment seront-ils ravitaillés ? Comment vont-ils dormir, puisque nous y faisons très souvent des patrouilles », a-t-il fait savoir. « Et puis il y a des unités de sécurisation qui sont basés à Kong, pour veiller toute la partie nord de la réserve », a-t-il conclu.