Libération des prisonniers militaires de la crise post-électorale, Amnesty International se saisit du dossier

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Politique

L’organisation des droits de l’homme Amnesty International se saisit du dossier des prisonniers militaires de la crise post-électorale.

Cette information a été faite u cours du lancement du rapport annuel 2021 sur la situation des droits de l’homme le mardi 29 mars 2022. Selon Kokou Hervé Delmas, directeur exécutif d’Amnesty International Côte d’Ivoire, il n’y a plus de prisonnier de la crise post-électorale de 2010 encore en détention en Côte d’Ivoire, exception faites des militaires

Les négociations en cours

 « La plupart des prisonniers de la crise de 2010 ont été libérés sauf les militaires, mais les négociations sont en cours », a-t-il indiqué. Evoquant la situation des victimes, il a ajouté que « beaucoup se sentent lésées ». En Côte d’ivoire, plusieurs personnes ont été amnistiées. Du côté de la justice internationale, Laurent Gbagbo et Blé Goudé ont été acquittés.

Retrait Côte d'Ivoire de la cour africaine des droits de l'homme

Par ailleurs, le directeur exécutif d’Amnesty international Côte d’Ivoire a exprimé sa déception quant au retrait de la Côte d’ivoire de la cour africaine des droits de l’homme. la Côte d’Ivoire nous avait donné beaucoup d’espoir en y adhérant en 2012. Toutefois il a félicité l’Etat pour ces « efforts institutionnels digne d’un état de droit ». Cependant, nous lui demandons de faire un pas de plus en matière de liberté de manifestation qui est le grand défi.

Amnesty se plaint des pays riches dans son rapport

Toujours dans son rapport, l’organisation a indiqué qu’en 2021, « les pays riches se sont associés aux grandes entreprises pour duper les gens avec des slogans creux et de fausses promesses de reprise équitable à l’issue de la pandémie de COVID-19, commettant l’une des plus grandes trahisons de notre époque, a déclaré Amnesty International lundi 28 mars, à l’occasion du lancement de son bilan annuel de la situation des droits humains à travers le monde ».

Avant de poursuivre, « sur la situation des droits humains dans le monde, ces États, aux côtés des multinationales, ont en réalité aggravé les inégalités mondiales. Les causes profondes de celles-ci sont détaillées dans le rapport, notamment l’avidité toxique des grandes entreprises et l’égoïsme national brutal, ainsi que la négligence des gouvernements en matière de santé et d’infrastructures publiques ».