Ghana : Vives tensions dans les camps de réfugiés avant leur rencontre avec Simone Gbagbo

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Politique

L'ancienne Première Dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo à prévu une rencontre avec les réfugiés ivoiriens vivant au Ghana. A deux jours de cette entrevue, les camps sont en ébullition.

Sauf changement de dernière minute, l'ex-première Dame de Côte d'Ivoire rencontrera ce dimanche 3 avril 2022, les réfugiés ivoiriens des trois camps du Ghana (Ampain, Fententaa, et Egyeikrom).

Des réfugiés dénoncent l'attitude de leurs responsables

Ce qui devrait être un moment de joie, de gaieté et de partage s'est progressivement mué en désespoir. Une meilleure organisation, il a été demandé aux responsables des camps d'établir une liste des personnes devant prendre part à la rencontre avec la marraine du Mouvement des Générations Capables (MGC).

C'est de là qu'est née la suspicion. En effet, selon plusieurs sources concordantes, les présidents des camps ont décidé d'écarter certains membres influents (membres du bureau avec qui ils ne seraient pas en odeur de sainteté, des membres des anciens bureaux, etc). Cette décision serait une recommandation de Marthe Appia, la présidente du Comité d'organisation et Idriss Ouattara, président de la Coordination du PPA-CI en exil.

Cette situation a irrité les personnes écartées qui promettent tout bloqué.

Nous qui connaissons les réalités d'ici, si on ne participe pas à cette rencontre avec notre Maman, on va tout bloqué

"Que le comité d'organisation fasse ce qu'il veut. Nous, on regarde seulement. On n'est pas pressé. Mais qu'ils fassent attention sinon aucun car ne partira de notre camp pour Accra. Nous qui connaissons les réalités d'ici, si on ne participe pas à cette rencontre avec notre Maman, on va tout bloqué" a confié un ancien président de jeune.

D'autres réfugiés, par contre, n'envisagent pas boycotter cette rencontre. "Que mon nom soit sur la liste ou pas, je serai à Accra. Je ferai tout pour intervenir pour dire Maman (Simone Gbagbo, ndlr) toutes les magouilles que les gens font ici. Au lieu d'être unis, nos cadres veulent nous diviser pour mieux régner"déplore-t-il.

Une question d'argent au centre cette affaire

Après plusieurs investigations, il ressort qu'il s'agit une affaire d'argent. "Quand le président Laurent Gbagbo est venu, il a reçu dix-huit (18) personnes. Chaque personne, avant de retourner, a reçu 125 milles mille francs CFA. Donc pour nos responsables de camp, Maman (Simone Gbagbo, ndlr) va donner de l'argent et ils veulent que cet argent reste entre eux. Voilà pourquoi on veut nous écarter", a révélé un habitant du camp de Fetentaa. Qui également promis qu'il verra tout pour se rendre à Accra afin de participer à la rencontre.