Déchets toxiques : Que cache l’acharnement de Koffi Charles contre Gohourou et Bictogo ?

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dechets-toxiques-que-cache-l-acharnement-de-koffi-charles-contre-gohourou-et-bictogo Decehets toxiques : Koffi Charles s'oppose à la candidature de Bictogo à la président de l'Assemblée nationale
Politique

L'acharnement de Koffi Hanon Charles, plaignant dans l'affaire du détournement de 4,658 milliards des victimes des déchets toxiques  contre Claude Gohourou et Adama Bictogo suscite des  interrogations.

Alors que le délibéré du procès portant sur sur le détournement de 4,658 milliards destiné à l’indemnisation des victimes des déchets toxiques est attendu pour ce mercredi 18 mai 2022, Koffi Hanon Charles, le plaignant vient d’ouvrir une autre boite de pandore.  

Lettre ouverte au président Ouattara

Cette fois, c’est la probable candidature de l’ex-ministre Adama Bictogo à l’élection pour la présidence de l’Assemblée nationale qui est visée.  Dans une lettre ouverte adressé au président Alassane Ouattara, Il élève une « une vigoureuse protestation» contre la candidature du député d’Agboville, par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale  qui serait selon lui,  complice de cette malversation.

« Face à ces accusations d’une gravité extrême mettant en cause, l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale, à savoir, monsieur Adama Bictogo, probable candidat à l’élection de la présidence de l’Assemblée nationale, les victimes, par mon intermédiaire, voudraient vigoureusement s’insurger contre cette éventuelle candidature et pour cause, l’un des critères capitaux prévus par notre loi pour briguer un poste électif est celui de la ‘’bonne moralité’’ », écrit Charles Koffi qui récuse ainsi une probable candidature du vice-président de l’Assemblée nationale à la Présidence de l’institution.

Que cache-t-il derrière cet acharnement

A la lecture de ces propos, un observateur averti de la vie politique ivoirienne, estime que  Koffi Hanon Charles se dévoile chaque jour un peu plus dans le combat qu’il livre depuis 13 ans contre le président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT), Claude Gohourou et depuis peu contre le député Adama Bictogo, qu’il accuse d’avoir détourné cette manne sans en apporter la preuve.

Mais, ne s’agit-il pas là d’un mauvais procès de cet homme qui veut, par tous les moyens, donner une connotation politique à cette affaire

«Mais, ne s’agit-il pas là d’un mauvais procès de cet homme qui veut, par tous les moyens, donner une connotation politique à cette affaire dans  laquelle la justice ivoirienne s’est pourtant prononcée en faveur de Adama Bictogo ?», interroge notre source. En effet, révèle notre source,  un de ces chèques d’un montant de 600 millions de francs CFA qui a été remis à Adama BICTOGO a été jugé par la justice ivoirienne comme légal, puisqu’un non-lieu a été prononcé en faveur du député d’Agboville; Il  précise que par ce non-lieu donc, la justice Ivoirienne a jugé que ce mouvement de fonds, était réalisé dans «un cadre légal».

Veut-il se substituer à la justice ivoirienne ?

Ce qui sous-entend qu’il  ne peut permettre d’être le support des poursuites à l’encontre de Claude GOHOUROU. De plus, poursuit-il, l’ensemble des personnes qui ont bénéficié des chèques détournés par la banque et Mme Awa M’BAYE ont reçu des sommations interpellatives de Gohourou afin d’indiquer de quelle manière elles avaient bénéficié de ces chèques encaissés et de les restituer. Alors question, de quoi parle Charles Koffi qui veut se substituer à la justice pour demander la comparution du vice-président du Parlement ivoirien ?

Par cet agissement, l’on comprend aisément qu’il veut la condamnation de Claude Gohourou pour obtenir la mise à l’écart d’Adama Bictogo dans la course à la présidence du perchoir. Mais une telle motivation malsaine, prévient, notre source,  ne saurait influencer le Juge KOSSONOU YEBOUA, Président de la Première Chambre Correctionnelle à de la Cour d’Appel d’Abidjan-Plateau, qui a en sa possession tous les éléments de preuves qui concourent à l’innocence de Adama Bictogo et partant, de Claude Gohourou. «Il doit prononcer le droit, et rien d’autre», a-t-il conclu.