CEDEAO : Le président de la République regagne Abidjan après le 61è sommet à Accra

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cedeao-le-president-de-la-republique-regagne-abidjan-apres-le-61e-sommet-a-accra Les chefs d'Etats et de gouvernement de la CEDEAO ont levé les sanctions contre le Mali
Politique

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a regagné Abidjan, dans l'après-midi de ce dimanche 3 juillet 2022, après avoir pris part, à Accra, au 61e Sommet ordinaire des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO.

Le président de la république Alassane Ouattara a été accueilli à l’aéroport Félix Houphouët Boigny, ce dimanche après son séjour à l’étranger de France à Accra, la capitale de Ghana pour le sommet des chefs d'Etats de l’Afrique de l’Ouest, ce dimanche sur la situation politique, sécuritaire et économique dans la sous-région.

Sommet décisif

A ce sommet les régimes putschistes du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso était au menu. Le sommet a examiné les rapports sur la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, l'état de la Communauté ainsi que la réforme institutionnelle et le programme de la monnaie unique de la CEDEAO.

À son ouverture, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a déclaré que "les 15 membres du bloc s'engageaient à soutenir le retour à l'ordre démocratique des trois pays et prendraient les décisions appropriées après avoir entendu les rapports sur leurs progrès".

Levée des sanctions contre le Mali

En effet, c’était l’occasion pour les dirigeants de la CEDEAO d’évaluer les efforts déployés pour obtenir des calendriers et d'autres garanties pour le rétablissement d'un régime civil au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Au sortie de cette rencontre, les chefs d'Etats ont décidé de suspendre les sanctions contre le Mali.

Pour rappel, le Mali a connu des coups d'État en août 2020 et en mai 2021, suivi de la Guinée en septembre 2021 et du Burkina Faso en janvier dernier.

Craignant une contagion dans une région connue pour ses prises de pouvoir militaires, la CEDEAO a imposé des sanctions commerciales et économiques sévères à l'encontre du Mali, mais des sanctions moindres à l'encontre de la Guinée et du Burkina.

Un allègement sanctions se dessine

En janvier, la CEDEAO avait imposé un embargo commercial et financier au Mali après que son gouvernement militaire a dévoilé un plan pour gouverner pendant cinq ans. Pour ce faire, l’institution régional avait exiger le retour à l’ordre institutionnel dans ces trois pays pour la levée des sanctions.

Lors du dernier sommet le 4 juin, aucune décision n'avait été prise et la Cédéao s'était donnée un mois de plus pour négocier dans le but de pousser les juntes à fixer un calendrier de retour rapide dans les casernes. Mais les trois pays ont redoublé d’efforts ces dernières semaines pour prouver leur bonne volonté.

Il faut noter que la levée des sanctions économiques contre le Mali une semaine après la proposition de la nouvelle loi électorale 2024 pour le retour d’un régime civil au pouvoir. Quant au Burkina Faso, la junte burkinabè a proposé un référendum constitutionnel en décembre 2024 et des élections législatives et présidentielle en février 2025. Par ailleurs, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et son gouvernement ont été salué par le médiateur de la CEDEAO Mahamadou Issoufou pour leur "ouverture au dialogue".

Par contre "la situation semble plus complexe en Guinée, dont la junte a refusé un médiateur de la CEDEAO et annoncé une transition de 36 mois, qualifiée d'"impensable" par le président de l'Union africaine et président sénégalais Macky Sall".