Côte d'Ivoire

Cherté de la vie : Samba David donne 7 jours au gouvernement pour faire respecter le plafonnement des prix

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Politique

Le problème de la cherté de la vie a suscité un certain la rédaction du président des indignés de Côte d'Ivoire, Samba David qui a tenu un point de presse ce mardi 5 juillet 2022 à Yopougon.

Samba David a exprimé son ras-le-bol quant à l’application des mesures prises par le gouvernement concernant le plafonnement des prix de certaines denrées alimentaires sur le marché. Pour cela, le Coordonnateur National de la coalition des indignés de Côte d'Ivoire, Samba David, a décidé de réagir vigoureusement. Il envisage de forcer l'application du plafonnement des prix en utilisant toutes les voies légales et nécessaires qui existent.

Un ultimatum au gouvernement 

« la Coalition des Indignés de Côte d'Ivoire lance un ultimatum d'une semaine au gouvernement Ivoirien pour qu´il respecte ses engagements de plafonner les prix et de prendre des mesures de subventions de certaines taxes comme le Benin l´a fait afin de stopper la folie des augmentations des prix. Passé ce délai, nous, les consommateurs, allons‑nous donner tous les moyens institutionnels pour imposer des prix raisonnables a tous les commerçants. Nous tiendrons le gouvernement et les commerçants responsables des conséquences de cette décision », a-t-il martelé au cours de cet échange avec la presse.

Il faut noter que le 4 mars, au journal télévisé de 20 heures, sur la chaîne publique nationale RTI, Monsieur Souleymane Diarrassouba, Ministre ivoirien du Commerce et de l’Industrie, a annoncé qu’une série de mesures dont le plafonnement des prix, allait être mises en œuvre pour faire face à une inflation alimentaire galopante. Mais, comme le constate Samba David, les choses sont restées en l'état et rien n'a évolué.

A en croire le président des indignés de Côte d'Ivoire, toutes ces augmentations démontrent « une volonté politique du gouvernement de Côte d'Ivoire, qui a démissionné de son rôle de régulateur des prix. Et cela nous laisse amèrement de constater que le gouvernement est submergé. Ce qui fait qu'aujourd'hui, chacun fait ce qu'il veut sur le marché. Les commerçants se sentent libres de fixer les prix qu'ils veulent. D'où la différence de prix d'un magasin à un autre pour le même article et le même quartier ».

C'est face à ce état de fait, qu'il compte prendre leurs responsabilités. Et passer à l'action dans sept (7) jours.

 «Allons-nous rester inactifs et être conduits lâchement dans la tombe par la famine sans rien faire ? ...Non non et non  », a-t-il indiqué.