Côte d'Ivoire

Après sa libération / Pulchérie Gbalet avoue : « Ils ont peut-être peur que je parle sur le Mali »

Publié le Modifié le
apres-sa-liberation-pulcherie-gbalet-avoue-ils-ont-peut-etre-peur-que-je-parle-sur-le-mali Pulchérie Gbalet
Politique

La présidente de ACI, de retour du Mali a été conduite manu militari à la préfecture de police pour un interrogatoire. Elle a levé un coin de voile sur ce qui s’est passé.

Vingt-quatre heure (24h) après sa mise en liberté, Pulchérie Gbalet s’est confiée au Nouveau Réveil. Elle a fait comprendre au confrère que les autorités craindraient pour ce qu’elle pourrait bien dire sur la situation des militaires ivoiriens incarcérés à Bamako.

Son audition à la préfecture de police d’Abidjan est une sorte d’ « intimidation »

« Pensez-vous que s’ils avaient des preuves, ils m’auraient laissée ? Ils ont peut-être peur que je parle sur le Mali, comme ils me connaissent » a-t-elle déclaré. Selon elle, son audition à la préfecture de police d’Abidjan est une sorte d’ « intimidation ». Toutefois, Pulchérie Gbalet s’interroge sur cette manière de faire. « J’ai demandé au préfet de police si c’est un délit d’aller au Mali. C’est pour éviter les interprétations tendancieuses que j’ai communiqué sur les réseaux sociaux. Si je partais faire un coup d’Etat, je passerais par la route et non par l’aéroport » dixit Pulchérie Gbalet in "Le Nouveau Réveil" de ce vendredi 5 août 2022.

Comme il y a l’affaire des 49 soldats qui est pendante, j’ai voulu aussi rencontrer les autorités maliennes pour en savoir plus

Durant son audition, la présidente de Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI) déclare avoir été contrainte de remettre son téléphone et son passeport aux agents en place. Selon elle, c’est normal c’est rencontre les organisations de la société civile du Mali et en plus d’elles, les autorités de ce pays frère. « Comme il y a l’affaire des 49 soldats qui est pendante, j’ai voulu aussi rencontrer les autorités maliennes pour en savoir plus. Comme ce n’était pas officielle, les autorités m’ont reçue mais elles n’ont pas voulu que je communique là-dessus, parce que l’affaire étant sensible, c’est le ministère des Affaires Étrangères qui centralise les informations » a expliqué Pulchérie Gbalet.

Pour finir, Pulchérie Gbalet a indiqué avoir rencontré les communautés ivoiriennes vivant au Mali. « Ils m’ont rassurée que tout va bien à part les contrôle devenus un peu trop stricte parce qu’il paraitrait que la population  serait infiltrée »