"49 militaires ivoiriens au Mali: “C’est une affaire de négociation, pas de bras de fer”, prévient Pulchérie Gbalet

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49-militaires-ivoiriens-au-mali-c-est-une-affaire-de-negociation-pas-de-bras-de-fer-previent-pulcherie-gbalet Pulchérie Gbalet, activiste de la société civile
Politique

L’activiste de la société civile, Pulchérie Gbelet a évoqué l’affaire des 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, dans un facebook live diffusé sur les réseaux sociaux.   

 “Il y a 49 soldats ivoiriens au Mali , au nom de leurs vies , familles, on doit faire ce qu’on peut pour qu’ils soient libérés et la voie pour qu’on les libèrent, l’état de côte d’ivoire ne veut pas emprunter cette voie et on est dans la violence verbale , on autorise des manifestations qui agressent des maliens”, a-t-elle déploré.  “ Ce n’est pas la solution”, a-t-elle ajouté.

La diplomatie seule issue pour un règlement de la crise


Selon la présidente d' Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), une organisation de la société civile,  seule la voie de la diplomatie peut ramener à la maison ces militaires ivoiriens qualifié de mercenaires  par la junte malienne.

“ On a aucun intérêt à aller à l’escalade avec le Mali (...) C’est une affaire de négociation pas de bras de fer”, a-t-elle clairement indiqué. La crise diplomatique qui oppose la Côte d’Ivoire au Mali, a pris une nouvelle tournure.

La semaine dernière, les 49 soldats ivoiriens, arrêtés et placés en détention à leur descente d’avion le 10 juillet dernier ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt.  Ils sont accusés par les autorités maliennes de “tentative d’atteinte à la sûreté extérieur de l’État”.

  Assimi Goïta, patron de la junte au pouvoir a reçu à ses bureaux, des émissaires onusiens, de la CEDEAO

 Selon plusieurs sources, notamment le média panafricain Jeune Afrique, aucune avancée n’a cependant pu avoir lieu, en dépit du ballet diplomatique engagé pour parvenir à un règlement pacifique du différend.   Assimi Goïta, patron de la junte au pouvoir a reçu à ses bureaux, des émissaires onusiens, de la CEDEAO, du médiateur togolais, Faure Gnassingbé et dernièrement,  du président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de la l'Union africaine (UA).

Selon notre source, le gouvernement malien continue de camper  sur ses positions  et demande des excuses officielles de la part des Ivoiriens, ce qu’Abidjan se refuse à concéder.