" Braquage de la BCEAO" : “Initier une loi d’amnistie, c’est nier les faits qui sont reprochés à Laurent Gbagbo”

Publié le Modifié le
braquage-de-la-bceao-initier-une-loi-d-amnistie-c-est-nier-les-faits-qui-sont-reproches-a-laurent-gbagbo Dan Sansan, député RHDP de la circonscription de Bouna
Politique

Dah Sassan, député RHDP de Bouna a exprimé son opposition en contre une loi d' amnistie prise en faveur de Laurent Gbagbo, l'ancien chef de l'État ivoirien, condamné à 20 ans de prison.

Invité à la tribune de Rassemblement TV,  ce mardi 12 août 2022, Dah Sassan, secrétaire nationale adjoint  en Charge des Affaires Juridiques du RHDP a déclaré que Laurent Gbagbo, l'ancien chef de l' Etat ne peut prétendre à une loi d'amnistie en lieu et place de la grâce présidentielle.

La grâce présidentielle, une volonté du président Alassane Ouattara


“ Initier une loi d’amnistie, c’est nier les faits qui sont reprochés à Laurent Gbagbo (...)c’est une manière de dire que l’ État de Côte d’Ivoire n’avait aucune raison de le poursuivre”, estime l’élu de la nation. Pour l'ancien chef de file de la jeunesse du RHDP , la grâce présidentielle accordée par le chef de l’État ivoirien à son prédécesseur est tout juste un acte de sa propre volonté qui n’a rien à voir avec une contrainte.

L’ancien président était sous le coup d’une condamnation à 20 ans de prison, dans le cadre de l’affaire dite du “braquage de la BCEAO”

 Dans son discours  prononcé le 6 août dernier, veille de la célébration de l'an 62 de l' indépendance de la Côte d'Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé plusieurs mesures visant à améliorer les conditions de vie des fonctionnaires, travailleurs et retraités face à la cherté de la vie et prononcé la grâce présidentielle  pour son prédécesseur Laurent Gbagbo.. L’ancien président et patron du PPA-CI, était sous le coup d’une condamnation à 20 ans de prison,  suite à l’affaire dite du “braquage de la BCEAO”.

En lieu et place de cette grâce présidentielle, le camp Laurent Gbagbo aurait préféré une amnistie qui efface cette condamnation et le rétablit automatiquement dans ses droits civiques. « L’annonce du 6 août 2022, de la grâce présidentielle accordée au président Laurent Gbagbo ne réponds pas aux attentes légitimes de nos compatriotes (…) le PPACI demande, la prise d’une loi d’amnistie, en lieu et place d’une grâce présidentielle », a déclaré Koné Katinan, porte-parole du parti, face à la presse le mardi 9 août dernier.