Arrestation de Pulchérie Gbalet : Six organisations de la société civile réclament sa libération sans délai 

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arrestation-de-pulcherie-gbalet-six-organisations-de-la-societe-civile-reclament-sa-liberation-sans-delai les acteurs de la société civile dénoncent la procédure d'arrestation de Pulchérie Gbalet (PhDr).
Politique

L’arrestation de Pulchérie Gbalet a suscité la réaction six organisations de la société civile qui se sont prononcées le jeudi 8 septembre 2022 au cours d’un point de presse tenu à Yopougon.

Un élan de solidarité à l’égard de la présidente de Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), Pulchérie Gbalet est manifeste à travers le monde et en Côte d’Ivoire. Six mouvements et organisations de la société civile, ont exprimé leur mécontentement face à son arrestation qu’ils estime être en contradictoire avec la loi. Ce sont Tournons la page, les indignés de Côte d’Ivoire, la coalition ça suffit, code 91, Novox Côte d’Ivoire et Pro-Côte d’Ivoire.

Effet, Pulchérie Gbalet a été arrêtée le 22 août 2022 après que le préfet de police lui ait demandé d’aller chercher ses affaires personnelles après une première garde à vue. Le lendemain, elle se retrouve devant le juge d’instruction puis est déférée à la Maca. 

Au nom de ses camarade, Yvonne Toba de No-Vox Côte d'Ivoire a déclaré « Nous Nous indignons contre de telles pratiques de notre justice qui viole la liberté de d'aller et de revenir librement pour tout citoyen dans un pays garantie par l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme depuis 1948 à laquelle la Côte d’Ivoire adhère dans le préambule de notre constitution ».


A en croire ces leaders d’organisations de la société civile, le statut de Pulchérie Gbalet requiert une procédure prévue par la loi. Une procédure qui n’a pas été respecté par la justice ivoirienne. Ils laissent entendre qu’« il apparait que l’arrestation de Pulchérie Gbalet viole en tout point de vue les dispositions de la loi de 2014 ».

Violation de la loi

Pour preuve, ils affirment que « cette arrestation viole l’article 5 de la loi de 2014 portant protection des défenseurs des droits de l’homme qui stipule que les défenseurs des droits de l’homme ne peuvent être poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés à l’occasion des opinions émises ou des rapports publiés dans l’exercice de leurs activités ».

Ils ajoutent que « les défenseurs des droits de l’homme ne peuvent être poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés en matière criminelle ou correctionnelle qu’après information du ministère chargé des droits de l’homme sauf en cas de flagrant délit ».

La libération sans conditions

Face à cette réalité juridique, ces acteurs de la société civiles ont déclaré « nous condamnons et exigeons la libération de Pulchérie Gbalet sans délai et sans condition ». Pour eux, cette arrestation est une sorte d’intimidation de la part du gouvernement afin d’avoir les mains libres pour agir sans le contrôle de l’action citoyenne.

Rappelons que Pulchérie Gbalet a été accusée pour entente avec une puissance étrangère de nature à porter atteinte à l’image de marque de la Côte d’Ivoire au plan diplomatique, diffusion de fausses informations et trouble à l’ordre public.