CPI : L’affaire Gbagbo a connu une autre tournure le 22 septembre 2022, ce que les juges ont décidé (Exclusif)

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Politique

Les juges de la CPI ont rendu une décision le 22 septembre 2022 dans laquelle ils ont donné raison aux avocats de Laurent Gbagbo au sujet de la divulgation des mails et autres arrêtés pris lors du procès de leur client.

Suite à son examen des conclusions mises à jour du Greffe de la Cour Pénale Internationale (CPI), la Chambre de première instance VII dirigée par le juge canadien Kimberly Prost a rendu une importante décision le 22 septembre 2022.

Genèse de cette décision

Après l’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé le 28 janvier 2021, les avocats de l’ex-chef de l’Etat ivoirien ont introduit des demandes auprès de la CPI. Pour eux, ils s’agit de rendre publique les décisions prises lors du procès afin de démonter aux yeux du monde entier que Laurent Gbagbo est loin d’être le criminel qui aura concocté un « plan commun » pour éliminer les partisans de son adversaire politique lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

La Chambre note que la Défense de M. Gbagbo a uniquement maintenu et justifié deux de ses expurgations

La Défense de Laurent Gbagbo s’oppose également au fait qu’on supprime certaines annotations dans les consignations du Greffe. Après plus d’une année de procédure, les juges de la Chambre de Première Instance VII a rendu son verdict le 22 septembre 2022 pour vider cette "contentieux". « La Chambre note que la Défense de M. Gbagbo a uniquement maintenu et justifié deux de ses expurgations initialement proposées. (...) Toutefois, il convient de noter que si la Chambre accepte ces propositions d’expurgations, il ne le fait pas sur la base de la justification fournie (...).

La suppression est acceptée non pas sur la base proposée de l'inexactitude factuelle mais plutôt sur la base de la garantie de la sûreté, de la sécurité et de la confidentialité du témoin » a écrit le juge canadien le 22 septembre 2022. La Chambre note que la Défense l’ancien président Laurent Gbagbo a reconnu dans son courriel qu’elle ne demande plus le reste de leurs expurgations initialement proposées. En somme, il faut retenir que les juges ont décidé d’abonder dans le sens que Me Emmanuel Altit en révélant certaines décisions.

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