Après Duékoué...

Dozos et populations s'affrontent à nouveau


02/08/2012
Bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse. Trois sujets dans notre numéro de ce jeudi 2 août 2012 : la suspension des nouveaux tarifs d’inscription à l’Université, les affrontements entre dozos et les populations et le procès de Gbagbo.

Les nouveaux tarifs d’inscription à l’Université cassés

Hier mercredi, au Conseil des ministres qu’il a présidé, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a pris des décisions relatives à la lutte contre la cherté de la vie. « Frais d’inscription à l’Université, prix du riz, des mesures pour apaiser », mentionne en manchette Fraternité Matin. Il relève que le Conseil a décidé de la suspension pendant trois mois des taxes d’entrée du riz et de la mesure d’augmentation et de communication. « La situation de pauvreté dans notre pays a demandé que la mesure soit suspendue » est la raison évoquée par le président Ouattara pour casser cette augmentation des frais d’inscription à l’Université. Selon Le Nouveau Réveil, le chef de l’Etat a indiqué que « cette décision n’est pas conforme à mon programme ». Nord-Sud Quotidien écrit que l’espoir est permis quant auxdits frais car « Ouattara dit non ! » aux inscriptions à 100, 200, 300 mille FCFA. Une décision que Le Temps voit comme une capitulation du pouvoir face à la plainte de la population. Il écrit : « Les Ivoiriens menacent, Ouattara recule ». Pour lui donc, c’est un autre revers que le gouvernement vient de subir.

Affrontements dozos - populations

« 3 mort et 15 blessés graves », tel est le bilan d’un affrontement entre des dozos et la population du village de Sanégourifla dans la région de Sinfra, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, informe Le Jour Plus. Ces personnes sont victimes, dit-il, des dozos qui ont effectué une descente punitive dans ce village afin de régler les comptes à la population, hier mercredi. Selon L’Inter qui annonce un mort, tout serait parti d’un vol de bananes par un autochtone dans le champ d’une allogène burkinabè, la veille mardi. Alors qu’ils tentaient de résoudre le problème chez le chef du village, un des dozos a été bastonné par des autochtones qui auraient trouvé là l’occasion de régler leurs comptes à ces derniers pour les brimades qu’ils subissent de leur part. Un affront que les dozos ont voulu laver à leur manière, le lendemain. Une situation jugée « regrettable » par le 2nd adjoint au maire de la ville parce qu’elle intervient à un moment où la population autochtone Gouro est prête à aller à la réconciliation, note pour sa part Le Patriote. Quant à Le Nouveau Courrier, il écrit que les dozos sèment la mort en toute impunité et identifie leur acte à « une vendetta insensée ».

Procès de Gbagbo

C’est le 13 août 2012 que l’ancien président Laurent Gbagbo passera pour la seconde fois devant les juges de la CPI. Notre Voie titre qu’à quelques jours de l’audience, un cadre du FPI promet que « Gbagbo reviendra ». Il s’agit de Lazar Zaba Zadi, un fédéral du parti. Il a dit avoir foi que Gbagbo va revenir. « Nous avons foi en ce procès parce que Gbagbo est un homme de vérité, un homme de partage qui rassemble tout le monde ». Aujourd’hui est revenu sur ce qu’il a nommé « l’imposture ». Dans une analyse, il montre que si Gbagbo a sa responsabilité dans la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Soro Guillaume, le sont plus. D’ailleurs, il estime que Gbagbo a beaucoup fait pour ces personnes en permettant aux deux premiers de revenir d’exil et à amnistier le dernier de ses crimes pendant la rébellion. Pour ce procès, les avocats de Gbagbo disent qu’ils ont « la conviction que leur client n’est pas coupable ». En dehors de Gbagbo, ses partisans en prison à Bouna, en Côte d’Ivoire, ont été visités par la ministre déléguée à la justice, Matto Loma Cissé, disent Soir Info et L’Expression. Cependant, selon L’Expression, la rencontre a été morose car les détenus pro-Gbagbo ont accueilli avec « arrogance » la ministre. « Merci d’être venue nous visiter. S’agissant de votre volonté de savoir comment les choses se passent, je n’ai rien à dire. Je crois que vos collaborateurs vous rendent compte de ce qui se passe ici. Nous n’avons rien à vous déclarer », aurait dit le président statutaire du FPI, Pascal Affi N’guessan.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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