Mauvaise gouvernance

Encore des scandales financiers au sommet de l'Etat


03/08/2012
Bonjour chers fidèles de linfodrome. Com. Aujourd’hui vendredi 3 août 2012, notre revue de presse traitera des scandales à financiers, de la réconciliation et des réformes dans l’administration publique.

Scandales financiers

Nous abordons ce sujet avec Notre voie qui titre : « Mauvaise gouvernance : de nouveaux scandales éclaboussent Ouattara ». Il révèle que dans l’attribution du marché de distribution de kits scolaires aux élèves des cours préparatoires, l’Autorité de régulation des marchés publics a décelé des irrégularités dans les dossiers des soumissionnaires que lui a présentés le ministère de l’Education nationale. Cet organe a décidé de l’annulation des résultats de l’appel d’offres par une décision du 31 juillet 2012. Il annonce également un autre scandale à l’Université d’Abidjan qui a poussé le président Ouattara à limoger le DAAF du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette décision du chef de l’Etat fait suite aux problèmes de gouvernance constatés lors des travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan, informe Le Patriote qui ajoute qu’une enquête a été diligentée. Le DAAF limogé, Adama Meité, l’homme de main du ministre de Bacongo, selon L’Intelligent d’Abidjan, est impliqué dans une malversation financière à hauteur de 40 milliards FCFA. Il aurait attribué le marché sans appel d’offres et mis un mécanisme en place pour contourner les procédures et pomper les ressources de l’Etat. Les jours du ministre seraient comptés, note-il. Face à ce limogeage, Le Nouveau Courrier avance qu’il y a « quelque chose de pourri dans la maison Ouattara ». Il relève qu’estimée à 47 milliards au départ, la réhabilitation de l’Université est passée à 100 milliards du temps où Guillaume Soro était premier ministre. Il serait lui-même soupçonné. Pour le tabloïd, Adama Meité n’est que le bouc-émissaire.

Réconciliation nationale

L’Inter révèle « les actions discrètes de Drogba auprès de Banny ». Le joueur ivoirien qui est un des commissaires de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation aurait dit que maintenant qu’il est en Chine, il peut mieux se consacrer à cette mission. Le sous-directeur de la Commission a dit qu’il a permis « le contact avec des personnes qui ne veulent même pas entendre parler de réconciliation. Donc soyez rassurés, il est très actif ». Dans ce processus, le FPI n’entend s’y lancer sans la libération de Gbagbo. Alphonse Douati, un des responsables du parti a pris l’exemple de l’Afrique du Sud. Il a déclaré le samedi dernier dans Le Temps que « Mandela était libre lors de la réconciliation en Afrique du Sud ». Quant aux affrontements à Sinfra, Soir Info révèle que la gendarmerie a intervenu pour calmer les populations et a mis aux arrêts une vingtaine de personnes dont des dozos. Cependant, la tension reste encore vive dans le village de Sanégourifla, note-il.

Economie nationale, réformes dans l’administration.

Le ministre de l’Economie et des finances, Charles Diby Koffi, était face aux chefs d’entreprise de presse. A cette tribune, Le Mandat écrit qu’il a tout expliqué concernant le PPTE, la passation des marchés, la dette intérieure, la production pétrolière… puis il a déclaré qu’avec le PPTE, la Côte d’Ivoire va capter 2.000 à 3.000 milliards FCFA. Néanmoins Soir info relève que, selon le ministre, « rien n’est encore acquis » car « il nous reste à parcourir 13 autres capitales pour signer avec les autres les partenaires bilatéraux ». En plus, il reste à payer 2283 milliards FCFA de dette. Quant au ministre de la Fonction publique, Gnamien Konan, il a annoncé des réformes dans l’administration. « Nous allons réduire la masse salariale », a-t-il dit, fait savoir Nord-Sud Quotidien. Il a déclaré que l’Etat ne continuera pas de payer des gens qui ne travaillent pas, les fonctionnaires seront payés par heure de travail. Il compte aussi vider de l’administration des « faux » fonctionnaires. « Aujourd’hui, avec les contrôles qui sont en cours, sur 5000 contrôlés, on est à peu près 300 faux bacs et les arrêtés d’admission, il y en a autant. Quand on va finir ce processus, il y a plein de faussaires qui vont se retrouver sans emploi », a-t-il averti.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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