Violence en Côte d'Ivoire

Arrestations et meurtres minent la sérénité du pays


28/08/2012
Vague d'arrestations dans l'opposition
Bienvenue A la revue de presse de linfodrome.com. Dans notre numéro de ce mardi 28 août 2012, nous parlerons du regain de la violence dans le pays, de l’affaire Katinan et de Laurent Akoun.

Insécurité grandissante

La police nationale de Côte d’Ivoire est en deuil. Un de ses commissaires, celui du 29ème arrondissement de Treichville, Kouadio Amani, a été tué, informent presque tous les journaux de la place. Selon Le Nouveau Réveil, le commissaire s’était rendu le dimanche à Sikensi pour visiter son champ d’hévéa. Sur le chemin de retour, il a été interpellé avec son frère et un de ses amis par des FRCI. Malgré la déclinaison de son identité, ils ont tous été embarqués, lui vers une destination inconnue et les autres à Adjamé, dans le camp de la police militaire. Quelques heures plus tard l’on demande aux deux autres d’aller identifier à l’hôpital militaire les victimes des affrontements qui ont lieu à Sikensi le même jour. A leur grande surprise, ils découvrent le commissaire parmi les morts. L’Intelligent d’Abidjan qui en a fait sa Une principale écrit que le commissaire a été égorgé et son corps jeté sur l’autoroute du nord. Il rappelle qu’une semaine avant ce meurtre, le lieutenant de police, Yacouba Koné, avait été tué de six balles dans le corps à Port-Bouët et jeté dans une décharge. Quant à Soir Info, il révèle que le commissaire avait été battu à coups de crosses par les FRCI, piétiné lors de la descente musclée que les militaires ont effectué à Sikensi. Des souffrances qui l’ont plongé dans un état comateux, après avoir abondamment saigné. Pour ses parents et voisins, c’est la consternation la plus totale.

Affaire Koné Katinan

« Pourquoi Ouattara en veut tant à Katinan », interroge Le Temps. Pour s'expliquer, le journal avance que c’est parce que le pouvoir est habité par la haine contre l’ancien ministre du budget de Gbagbo pour avoir réussi à faire échouer le projet d’asphyxie financière mis en place par le camp Ouattara contre le camp Gbagbo pendant la crise post-électorale. Pour ce qui concerne son extradition, L’Expression indique que les textes ghanéens ne sont pas favorables à Koné Katinan comme on veut le faire croire. Il cite un pan de la Constitution de ce pays qui stipule qu’un réfugié qui vit sur le sol ghanéen est extradable s’il « a commis un grave crime non politique en dehors du Ghana avant son entrée dans le pays ». Au regard de cette disposition, le journal dit que Koné Katinan pourrait être extradé car il est poursuivi pour crimes économiques, pour avoir cassé la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). L’Afrique du Sud n’est pas pour une extradition. Aujourd’hui informe que selon certaines sources, l’ex-président du pays de Mandela, Thabo M’béki, était attendu dans la soirée d’hier au Ghana pour s’assurer que l’ivoirien ne risque rien et qu’il ne sera pas extradé. Cependant, il rapporte que face aux menaces des autorités ivoiriennes, le Ghana a décidé de jouer la carte du droit. Le président ghanéen a demandé à la justice de vérifier la conformité du mandat d’arrêt contre Katinan avec leur constitution.

Affaire Laurent Akoun

Le Secrétaire général par intérim du FPI est toujours détenu à la gendarmerie. En attendant sa relaxe espérée par son parti, la direction du FPI a fait des réaménagements. Notre Voie Ainsi informe que l’ex-ministre de la Défense de Gbagbo, N’guessan Amani Michel, a été désigné pour assurer le Secrétariat général. Pour Le Nouveau Réveil, le FPI a lâché Laurent Akoun en procédant à son remplacement. Comme mission, le nouveau secrétaire général intérimaire est chargé de convoquer une réunion extraordinaire avec le secrétariat général aujourd’hui et une conférence de presse le jeudi, précise t-il. Par ailleurs le journal raconte que Laurent Akoun a été cuisiné, hier. Les gendarmes du camp d’Agban l’ont soumis à un interrogatoire dont le but était de savoir son implication ou non dans les attaques récentes contre les FRCI. Dans Soir Info, son avocat a déclaré que « pour le moment, je ne sais pas ce qui lui est reproché ». Cependant, le quotidien note que Laurent Akoun est poursuivi pour les mêmes raisons que son camarade Douati Alphonse, à savoir atteinte à la sûreté de l’Etat et offense vis-à-vis du chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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