Candidature contestée de Ouattara : Adjoumani et Anoblé défoncent le portail de la cathédrale, Macron tourne le dos à l’opposition, Ce que Gbagbo et Soro préparent


03/09/2020
Candidature contestée de Ouattara : Adjoumani et Anoblé défoncent le portail de la cathédrale, Macron tourne le dos à l’opposition, Ce que Gbagbo et Soro préparent
La candidature d’Alassane Ouattara continue de susciter des réactions controversées, au moment où tous les regards sont tournés vers le conseil constitutionnel.

L’actualité sociopolitique en Côte d’Ivoire est marquée  par la vague de contestation contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, candidat du Rhdp, et les réactions qu’elle suscite. L’église catholique et de nombreux Ivoiriens ont été choqués ce mercredi 02 septembre 2020 par la profanation de la cathédrale Saint Paul du Plateau. Au même moment, le président français tournait le dos à l’opposition ivoirienne, quand des révélations sur les véritables projets de Laurent Gbagbo et Soro Guillaume ont été faites.

Les cadres Rhdp, Kobénan Kouassi Adjoumani et Anoblé Félix, sont allés répondre à Jean-Pierre cardinal Kutwa dans sa ''maison'', après qu’il a jugé la candidature d’Alassane Ouattara « pas nécessaire » pour la Côte d’Ivoire. « La candidature du chef de l’Etat n’est pas nécessaire », a déclaré exactement le haut responsable de l’église catholique en Côte d’Ivoire. La réaction du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) n’a pas tardé. Elle a été cinglante. Kobénan Kouassi Adjoumani et Anoblé Félix, deux cadres Rhdp, ont fait irruption dans la maison de l’église catholique pour apporter la réplique aux propos du cardinal Kutwa. « Cette candidature est à même de garantir la paix », a martelé Kobénan Kouassi Adjoumani en conférence de presse ce mercredi sur les terres de l’église catholique. Le confrère du Quotidien d’Abidjan a titré à sa grande Une : « Adjoumani et Anoblé défoncent le portail de la cathédrale, menacent et défient Dieu ».

Dans la même journée de ce mercredi 02 septembre, le président français, Emmanuel Macron a répondu aux différentes sollicitations de l’opposition ivoirienne qui lui demande d’intervenir pour éviter que le président ivoirien, Alassane Ouattara brigue « un 3e mandat ». Emmanuel Macron a été contacté entre autres, par deux grandes figures de l’opposition ivoirienne, notamment Pascal Affi N’Guessan, candidat de la branche légale du Front populaire ivoirien (Fpi), et Henri Konan Bédié, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda). Le président français a indiqué qu’il ne peut pas intervenir en raison du « principe du respect de la souveraineté » d’un Etat. Le courrier de l’Elysée est formel. Emmanuel Macron n’a pas l’intention, du moins pour le moment, de se ranger derrière l’opposition. « Présidentielle 2020 / Eligibilité de Ouattara : Macron répond à l’opposition ivoirienne : « le principe du respect de la souveraineté ne nous autorise pas à intervenir », a barré à sa Une le journal Le Mandat.

Dans le même temps, des informations ont été livrées sur les intentions des candidats à la présidentielle d’octobre 2020 que sont l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo, et Soro Guillaume, président de Générations et peuples solidaires (Gps). Selon Geoffroy-Julien Kouao, juriste et politologue ivoirien, Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, « sont dans une dynamique politique et non juridique », a rapporté le quotidien L’inter ce jeudi 03 septembre 2020. Laurent Gbagbo et Soro Guillaume sont tous deux condamnés par la justice ivoirienne et leurs noms ont été définitivement radiés de la liste électorale. Leurs dossiers de candidature à la présidentielle d’octobre 2020 ont pourtant été déposés par leurs partisans à la Commission électorale indépendante (Cei) ce lundi 31 août 2020. Pour Geoffroy-Julien Kouao, Laurent Gbagbo et Soro Guillaume « savent très bien que juridiquement, au regard de l’article 4 du code électoral, ils n’ont aucune chance d’être retenus par le juge constitutionnel, puisqu’ils sont condamnés par contumace. Cependant, politiquement, ils veulent attirer l’attention de la communauté internationale et nationale sur la nature non ouverte et non inclusive du scrutin présidentiel ».

Eddy BIBI

Eddy BIBI

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  • SOURCE: Linfodrome

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