Présidentielle 2020 : Ouattara invite à faire confiance aux institutions, le président dans un dilemme, d’autres candidats dans de beaux draps


11/09/2020
Présidentielle 2020 : Ouattara invite à faire confiance aux institutions, le président dans un dilemme, d’autres candidats dans de beaux draps
Plusieurs candidats à la présidentielle d’octobre 2020 sont en difficulté, à quelques jours seulement du verdict attendu du Conseil constitutionnel.

L’actualité sociopolitique de la Côte d’Ivoire reste marquée par la visite d’Etat du président ivoirien, Alassane Ouattara, dans la région du Moronou, sur les terres du candidat du Front populaire ivoirien (Fpi), Affi N’Guessan. Le président de la République, candidat du Rhdp à la présidentielle prévue en octobre 2020, est dans le même temps plongé dans un dilemme face à la vague de contestation contre sa candidature. Une autre information a fait couler beaucoup d’encre ce vendredi 11 septembre 2020, notamment celle relative à des candidats à la présidentielle qui sont dans de beaux draps. Selon le Conseil constitutionnel, certains d’entre eux n’ont pas le nombre de parrainage requis pour la validation de leur dossier de candidature. Ces candidats pourraient se voir retirer de la course au fauteuil présidentiel.

Alassane Ouattara est en visite d’Etat dans le Moronou. Ce jeudi 10 septembre 2020, il était face aux populations d’Arrah pour le premier meeting de sa visite d’Etat. Le président de la République les a rassurées et a communié avec les populations Agni. Depuis sa position dans le Moronou, il a surtout répondu à l’opposition ivoirienne qui veut faire invalider sa candidature à la présidentielle de 2020. Alassane Ouattara a exhorté à attendre la décision du Conseil constitutionnel. Plusieurs tabloïds ivoiriens ont titré sur ses propos. Le quotidien L’expression pour sa part, a barré à sa grande Une : « Visite d’Etat depuis le Mroronou, Ouattara répond à l’opposition : "faisons confiance à nos institutions qui disent le droit" ».

 

Au moment où il tient ses propos, le candidat à la présidentielle 2020 du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) se trouve dans un grave dilemme. Il a deux casquettes, chef de l’Etat et candidat du Rhdp.

Selon le confrère Le Nouveau Réveil présent sur place à Arrah, Alassane Ouattara a évité les sujets qui fâchent, entre autres, la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) avant la tenue des élections présidentielles en octobre 2020, et le compte rendu précis de sa récente rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. « Ouattara est resté muet pour éviter de créer d’autres situations fâcheuses avec son opposition », a écrit le confrère.

Le journal a, par ailleurs, souligné que les populations d’Arrah n’ont pas pris « d’engagement ferme » avec le président ivoirien. « Ouattara parle de paix mais ne crée pas les conditions », a dénoncé le quotidien.

Le confrère a aussi ajouté ces lignes qui interpellent : « M. Alassane Ouattara est dans le Moronou dans le cadre d’une visite d’Etat qui pourrait prendre les allures d’une campagne avant l’heure, tant, il est désormais difficile de distinguer le président de la République du candidat du Rhdp. Dans le Moronou, le chef de l’Etat qui est également chef du parti Rhdp évolue à pas feutrés. Tâtant le terrain pour pouvoir libérer des salves, en fonction de la disponibilité des populations à l’écouter comme chef de l’Etat ou comme candidat du Rhdp ». A sa Une, le journal a titré : « A quelques semaines de la présidentielle : le dilemme qui ronge Ouattara ».

 

Outre le président de la République, d’autres prétendants à la magistrature suprême sont en difficulté, à quelques jours seulement du verdict très attendu du Conseil constitutionnel prévu le mercredi 16 septembre 2020.

Parmi eux, figure Mamadou Koulibaly, fondateur depuis le 14 juillet 2011 du parti Liberté et démocratie pour la République (Lider), par ailleurs candidat à la présidentielle 2020.

Ce dernier est en ce moment engagé dans une course contre la montre. Il lui manque plus de 8.500 parrainages en dehors d’Abidjan et de Yamoussoukro, faute de quoi, son dossier de candidature sera rejeté par le Conseil constitutionnel. Et Mamadou Koulibaly qui s’est présenté à l’élection à venir en tant que candidat indépendant n’a plus que quelques heures jusqu’à samedi 12 septembre à 10h 30 minutes pour fournir les parrainages requis.

De leurs côtés, les candidats Laurent Gbagbo et Soro Guillaume ont très peu de chance de voir leurs dossiers de candidature validés, et ils sont toujours coincés à l’extérieur du pays, à seulement quelques semaines des échéances électorales. Le quotidien L’inter a barré à sa grande Une : « Avant la décision du Conseil constitutionnel : des candidats dans de beaux draps, Koulibaly explique sa situation ».

Eddy BIBI

Eddy BIBI

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  • SOURCE: Linfodrome

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