Présidentielle 2020 : La tension monte à Abidjan, Gbagbo remporte une victoire sur Ouattara, l’arrêt de la Cour Africaine déchiré


28/09/2020
Présidentielle 2020 : La tension monte à Abidjan, Gbagbo remporte une victoire sur Ouattara, l’arrêt de la Cour Africaine déchiré
Alassane Ouattara jure que sa candidature est légale au regard de la Constitution adoptée en 2016.

L’appel à la désobéissance civile de l’opposition, l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp), la visite d’Etat du président de la République, Alassane Ouattara dans la Marahoué, sont entre autres, les sujets qui cristallisent l’attention de la presse ivoirienne ce lundi 28 septembre 2020.

A quelque 30 jours de la présidentielle d’octobre 2020, la tension monte de plus en plus au sein des différentes formations politiques en quête de légitimité pour une victoire absolue lors des joutes électorales à venir. Alors que l’opposition ivoirienne réclame le retrait immédiat de la candidature du président de la République, Alassane Ouattara, car jugeant qu’elle est illégitime au regard de la Constitution adoptée en novembre 2016, le président lui, jure que sa candidature est légale et précise que rien ne saurait le faire reculer sur cette question.

Moins d’une semaine après l’annonce des candidatures retenues pour l’élection présidentielle du 31 octobre, les décisions du Conseil constitutionnel ne passent pas toujours auprès de l’opposition. Réunies le 20 septembre derniers, les principales plateformes de l’opposition ont demandé le retrait pur et simple de la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, estimant toujours que la Constitution le lui interdit.

L'ex-chef d'Etat, Henri Konan Bédié (1993-99), qui s'est érigé en chef de l'opposition depuis qu'il a rompu, il y a deux ans avec Alassane Ouattara, a même lancé un appel à la désobéissance civile. S’il n’a pas précisé de modalités d'action pour cette "désobéissance civile", le mot d’ordre est cependant clair. Faire partir Alassane Ouattara du pouvoir à tout prix. Samedi, des meetings ont été organisés dans ce sens dans trois communes d’Abidjan. De Cocody-Anono, à Yopougon, passant par Port-Bouët, le message est resté le même. ‘’ Ouattara doit partir cette année ! Pas d’élection avec Ouattara, candidat.’’ Le quotidien Le Temps qui en sait un peu plus sur cette affaire barre à sa Une. « Après l’appel à la désobéissance civile de l’opposition, la tension monte à Abidjan. ».

Autre fait marquant de l’actualité de ce jour, c’est l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) qui ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de rétablir l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo dans ses droits de citoyen et d’électeur. Pour le confrère le Quotidien d’Abidjan, cela constitue une grande victoire de Laurent Gbagbo sur Alassane Ouattara. « Situation socio-politique, Gbagbo remporte une autre victoire sur Ouattara, les raisons profondes du désaveu cinglant de la CADHP au régime, panique général au sommet de l’Etat. », titre le confrère. Pour Alassane Ouattara, pas question de mettre en application cet arrêt de la Cour africaine. Il est estime en effet que, ‘’les décisions de la Cour africaine sont nulles et de nul effet.’’

« Dernier jour de sa visite d’Etat dans la Marahoué, les 4 vérités de Ouattara : ‘’la décision de la Cour africaine est nulle et de nul effet.’’ Même si je voulais, je ne pourrais jamais changer la date des élections’’. J’ai fait mon devoir, j’ai tenu mes engagements.», barre à sa Une le confrère Le Patriote.

 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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