A moins d’une semaine de la présidentielle, Ouattara menace de mettre Bédié et Soro en prison, les preuves dont il dit disposer, ce que l’opposition attend de Soro


26/10/2020
A moins d’une semaine de la présidentielle, Ouattara menace de mettre Bédié et Soro en prison, les preuves dont il dit disposer, ce que l’opposition attend de Soro
Alassane Ouattara briguera finalement un troisième mandat, dont la légalité est contestée par les opposants.

Le premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire aura lieu le 31 octobre 2020. Un scrutin qui suscite une certaine inquiétude dans le pays et à l'étranger, tant les tensions sociopolitiques s'accroissent à l'approche de l'échéance. La presse ivoirienne dans sa livraison de ce lundi 26 octobre 2020 en fait un large écho.

Après avoir dit qu'il ne se représenterait pas, Alassane Ouattara briguera finalement un troisième mandat, dont la légalité est contestée par les opposants. Plusieurs chefs de file de l'opposition, tels Guillaume Soro, Laurent Gbagbo, Albert Mabri Toikeusse, Mamadou Koulibaly, ont vu leurs candidatures rejetées par le Conseil constitutionnel. Depuis que le président Alassane Ouattara a confirmé le 06 août son intention de briguer un troisième mandat, des violences ont éclaté dans différentes villes du pays. Le bilan fait état d’une quinzaine de morts, principalement des jeunes hommes.

La tension ne risque pas de retomber de sitôt alors que l’ancien président, Henri Konan Bédié, a appelé le dimanche 20 septembre, au nom de l’opposition, à la ‘’désobéissance civile’’ face à la ‘’forfaiture’’ de la candidature controversée d’Alassane Ouattara. Depuis le 16 octobre, la désobéissance civile est entrée en application avec le boycott des opérations électorales et la campagne.

Alors que l’élection est prévue le 31 octobre, des violences ont éclaté dans plusieurs localités du pays, provoquant la mort d’une trentaine de personnes depuis le mois d’août. Pour le chef de l’Etat ivoirien, qui est revenu sur l’annonce de son retrait après la mort en juillet de son premier ministre et successeur désigné, Amadou Gon Coulibaly, il n’y a cependant aucune raison de reporter le vote ou de retirer sa candidature. Mieux, il accuse Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Guillaume Soro, président de Générations et peuples solidaires (Gps) et Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (Fpi) d’être les instigateurs des violences enregistrées dans le pays. C’est pourquoi, il a décidé de les mettre hors d’état de nuire. Et ce, à travers la prison.

« Pillages, saccages, violences,... le président Ouattara : ‘’Nous avons des éléments précis qui incriminent l’opposition’’. », barre à sa Une le confrère Le Jour. «Je ne vais pas laisser perdurer. Bédié ne se mouille pas, il reste dans sa chambre et distribue de l’argent.’’ Soro ce sera la prison à perpétuité.’’», titre le confrère Le Matin citant le candidat du Rhdp, Alassane Ouattara. Pour le confrère L’expression, Bédié, Affi et les ‘’Gbagbo ou rien’’ attendent le coup d’Etat de Guillaume Soro. Il en veut pour preuve, la posture radicale de l’opposition qui dit-il, a tourné le dos au dialogue souhaité par le président de la République, Alassane Ouattara pour s’inscrire dans la violence.

                                                                                                                                 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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