Côte d'Ivoire / Crise post-électorale :

Dialogue pouvoir – opposition : Ouattara pose une condition non négociable ; Ce que Bédié réclame : Soro fuit la France, Affi et Mabri se cachent


06/11/2020
Dialogue pouvoir – opposition : Ouattara pose une condition non négociable ; Ce que Bédié réclame : Soro fuit la France, Affi et Mabri se cachent
Les ambassadeurs occidentaux appellent à la négociation entre pouvoir et opposition. (Ph: DR)

La Côte d'Ivoire vit une crise socio-politique au lendemain de l'élection présidentielle du 31 octobre 2020. En effet, l'opposition ivoirienne qui contexte la tenue de ce scrutin a mis en place un Conseil national de transition (Cnt). La presse nationale, dans sa publication de ce vendredi 6 novembre 2020, livre quelques coulisses des négociations entre le pouvoir et l'opposition.

Le quotidien L'inter, dans un article tiré de Jeune Afrique, rapporte dans ses colonnes qu'alors qu'Henri Bédié a reçu le 4 novembre les ambassadeurs occidentaux à son domicile, plusieurs chefs d'État ouest-africains proposent leur médiation. Selon ce confrère, qui barre à sa Une : « Ça négocie fort entre pouvoir et opposition », Henri Konan Bédié (HKB), plaide pour la mise en place d'une médiation internationale et pour l'implication des Nations Unies dans la crise ivoirienne. Les chancelleries occidentales, quant à elles, demandent à HKB de renoncer à son Conseil national de transition (Cnt), en lui expliquant qu'il s'agit d'une voie sans issue, qu'aucun partenaire étranger ne soutient. Alassane Ouattara, qui se montre très ferme face à ses opposants, en fait une condition non négociable avant de faire le moindre pas vers eux.
Suite à ce dialogue de sourd entre pouvoir et opposition, le quotidien L'Expression parle de débandade chez les opposants et titre à sa manchette : « Après l'aventure politico-militaire : Soro fuit la France, Affi et Mabri se cachent ». Le quotidien L'Expression qui a décidé de taire le nom de l'île sur laquelle se trouverait Soro, mentionne dans ses colonnes que l'ex-président de l'Assemblée nationale est en « cavale » à la recherche d'un toit plus clément. Ce confrère va plus loin  en informant que « l'ex-dirigeant de la Fesci est interdit de séjour en France pour activités séditieuses contre son pays d'origine. Les autorités françaises le lui ont vivement signifié avec une menace claire d'extradition vers la Côte d'Ivoire en cas de récidive ». Toujours selon le quotidien L'Expression, très au fait de l'actualité ivoirienne, Pascal Affi N'Guessan et Albert Mabri Toikeusse se terrent quelque part à Abidjan, cachés entre quatre murs. « Selon nos sources, les fins limiers de la police ne tarderont pas à mettre la main sur ces deux leaders politiques qui se sont radicalisés en comptant sur le soutien militaire de l'ancien chef de la rébellion », écrit L'Expression.
Pendant ce temps, malgré la détention de Guikahué et de personnalités du Pdci à la Préfecture de police ainsi que le blocus autour de sa résidence, écrit le quotidien Le Nouveau Réveil, « Bédié est au travail ». Ce confrère mentionne que « malgré les intimidations, Bédié est résolument engagé à œuvrer pour la restauration de la paix, la cohésion et la réconciliation en Côte d'Ivoire ».  
Le quotidien Le Temps dévoile dans ses colonnes « le sens du coup de fil de Gbagbo à Hamed Bakayoko ». Selon ce confrère, l'ex-chef de l'État, en agissant ainsi, « reste constant dans sa démarche et fidèle à ses idéaux et surtout à sa fameuse citation : Asseyons-nous et discutons ».
Cette ambiance créée suite à la présidentielle d'octobre dernier n’entache en rien les activités du président Alassane Ouattara. Le quotidien Fraternité Matin barre à sa Une : « Les ambassadeurs de France, Allemagne, Guinée, Sénégal et d'Angola présentent leurs lettres de créance à Ouattara ». Ces nouveaux ambassadeurs, selon le quotidien Fraternité Matin, seront reçus aujourd'hui, au Palais présidentiel. « C'est la preuve de la confiance qui existe entre la Côte d'Ivoire et ces différents pays », informe ce quotidien.
La situation socio-politique, suite au scrutin du 31 octobre dernier, n'est pas encore à l'apaisement. Le quotidien Soir info mentionne à sa manchette : « Bangolo / affrontement entre populations : Plusieurs habitations incendiées. Des blessés, femmes et enfants tabassés ». Soir info souligne dans ses colonnes qu'à l'invitation de la Commission électorale indépendante (Cei), des agents des bureaux de vote de cette localité se sont rendus dans les locaux de la préfecture, mercredi 4 novembre 2020, pour y retirer des fiches, en vue de leur paiement. C'est alors qu'ils ont été pourchassés par des jeunes qui se sont emparés de tous les documents et les ont incendiés.

Irène BATH

Irene Bath

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  • SOURCE: Linfodrome

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