Gestion du pays, contentieux électoral

Ouattara vante ses actions, le FPI le contredit, des élus menacés


07/05/2013
Fidèles amis de linfodrome.com, merci de votre fidélité à votre site préféré et bienvenue à notre revue de presse de ce lundi 6 mai 2013. Dans le numéro de ce jour, nous reviendrons sur la visite du chef de l’État et sur les élections locales passées. Nous parlerons également de ce que le FPI pense de la gestion du pays.

Ouattara fait le bilan de sa visite à l’ouest

« Ouattara parle » ou « Ouattara dit tout » sont les titres de certains journaux pour parler du bilan que le chef de l’État a fait de sa visite dans le Tonkpi. En effet, le Président Ouattara a dit au terme de cette visite que « nous sommes sur la bonne voie », écrit à la Une Fraternité Matin. C’était le samedi 4 mai. Il s’est réjoui de constater que « le district des montagnes est en paix » et a rappelé toutes les réalisations d’ordre infrastructurel faites au cours de cette visite. En somme, le chef de l’État a indiqué que l’ouest a bénéficié de 13 milliards de francs Cfa en 2011 et 2012, dans le cadre du Projet Présidentiel d’Urgence (PPU). Ce qui justifie le titre à la Une de Fraternité Matin, c’est le fait que, selon le chef de l’État, les budgets des projets concernant les 1055 milliards qu’il compte dépenser dans son programme de gouvernement pour ce district « sont quasiment acquis ». Alassane Ouattara a confirmé un éventuel remaniement ministériel pour lequel il aura une discussion avec le Premier ministre. Au sujet du foncier, il a déclaré que l’année 2013 doit être l’année pour régler la question de la nationalité et du foncier. Ces dernières informations sont tirées de L’Expression qui a préféré titré sur le retour des exilés en Côte d’Ivoire. De fait, il fait savoir que le chef de l’État a révélé que « nous avons 200 militaires au Togo, y compris 20 officiers qui sont en train d’organiser leur retour au pays ». Dans Le Patriote, on apprend que le chef de l’État a évoqué aussi la question de la vie chère. Il a demandé aux populations de patienter encore trois à quatre ans car les réformes économiques portent leurs fruits après plusieurs années. Parlant du RHDP que son allié Anaky Kobena a déclaré mort, il a déclaré : « Je confirme aussi et le président Bédié aussi que le RHDP n’est pas mort. La joute verbale n’est pas de mon goût ».

Gestion de Ouattara vue par le FPI

A en croire Le Temps, le Front Populaire Ivoirien (FPI) a déshabillé le régime Ouattara pour sa mauvaise gouvernance et sa politique de rattrapage ethnique. C’était le samedi dernier à l’occasion de sa fête de la Liberté qui a porté sur le thème : « les enjeux de la reprise de l’endettement de la Côte d’Ivoire par la gouvernance Ouattara ». Les cadres du FPI ont affirmé que « Alassane Ouattara, après seulement deux ans de pouvoir, est devenu un hyper Président, un souverain absolu qui gouverne par ordonnance ». Ils ont indiqué que « nous sommes face à de lourdes menaces, avec une gestion approximative des finances publiques et le surendettement à l’horizon du pays. La Côte d’Ivoire s’enfonce dans la morosité économique par la faute de Ouattara ». Sur ce point, les frontistes affirment que « tous les efforts consentis par le président Laurent Gbagbo pour sortir notre pays du cercle vicieux de l’endettement sont anéantis par le régime Ouattara. Ce régime a délibérément choisi de surendetter notre pays ». C’est pourquoi, Notre Voie a titré à la Une : « Surendettement de la Côte d’Ivoire, Ouattara compromet l’avenir du pays. Des économistes dévoilent tout ». Quant à Le Nouveau Courrier, il s’est focalisé sur « l’activisme tous azimuts du président du RDR » pour afficher en manchette: « ce qui fait courir le régime Ouattara ». Il partage que, si au lendemain des élections locales, le chef de l’État a annoncé sa candidature pour 2015; qu’au cours de sa dernière visite d’État, il a annoncé que le vote en 2015 sera électronique ; et s’il se substitue à la justice pour proclamer que les assassins de Robert Guéi seront bientôt connus ; et affiche « maladroitement » une compassion et s’intéresse « bruyamment » au bilan de santé de Simone Gbagbo, c’est pour « prendre les devants afin de conjurer l’impasse qui s’annonce. C’est parce qu’il tente de souder autour de lui des forces disparates et plus que jamais divisées », tant au sein de son parti le RDR que de la coalition au pouvoir le RHDP.

Contentieux électoral et situation du RHDP

Les contestations des élections locales dernières continuent. L’Inter renseigne que « des dossiers en ‘‘béton’’ contre des élus » sont sur la table de la Cour suprême. Une centaine a été déposée, le 3 mai dernier, par le porte-parole de la Commission Électorale Indépendante (CEI) devant l’instance d’arbitrage du contentieux électoral, a-t-il appris de source proche du dossier. A Treichville par exemple, le candidat malheureux (RDR) s’est appuyé sur les révélations de LaLettre du Continent pour contester les résultats. En effet, le périodique français avait publié que « le chef de l’État a été contraint de céder à la demande du président Henri Konan Bédié d’autoriser le président de la CEI à proclamer, le 26 avril, les derniers résultats du scrutin favorable au PDCI, concernant les agglomérations de Treichville et Guiglo ». Par contre à Yopougon, on apprend dans toujours dans L’inter que des secrétaires de section du RDR ne reconnaissent pas la « victoire » de leur candidat aux municipales, Koné Kafana. Une dizaine desdits secrétaires a tenu une conférence de presse, hier dimanche 5, pour dire qu’à Yopougon, « l’opinion était largement favorable à Doukouré Moustapha (PDCI). Nous avons été surpris par les résultats proclamés par la CEI, donc nous avons fouillé et découvert des fraudes massives ». Soir Info relate d’autres déboires du RDR. C’est qu’après ces élections, des secrétaires de section du parti demandent un congrès pour la réorganisation des instances dirigeantes, fait-il savoir. En attendant ce congrès, le PDCI lui aura son congrès en octobre, selon le président Bédié. Sera t-il candidat à sa propre succession ? Le Nouveau Réveil, qui informe que l’ex-chef d’état a fêté hier ses 79 ans, écrit que « Bédié est bel et bien candidat », à en croire le président du comité qui a réfléchi sur l’organisation du congrès. Pour ce faire, le verrou d’âge limite fixé à 75 ans par les statuts du parti va sauter.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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