Crispation politique

Le FPI prophétise la chute de Ouattara, des révélations en rajoutent


28/06/2013
Bonjour amis lecteurs de linfodrome.com, bienvenue à la revue de presse de ce vendredi 28 juin 2013. Au menu, nous aurons comme sujets les aveux d’accusés de tentative de déstabilisation, le dialogue Pouvoir-FPI et des révélations tous azimuts. Bonne lecture à tous !

Aveux des accusés de tentative de déstabilisation

« Tentative de coup d’État : Hamed Bakayoko déshabille Abéhi » est le titre à la Une de Nord-Sud Quotidien. C’est que le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, qui était l’invité d’une émission sur la chaîne nationale de télévision RTI1, a fait voir une vidéo dans laquelle le commandant Abéhi, l’ex-patron du Groupe d’Escadron Blindé (GEB) de la gendarmerie nationale, faisait un discours de prise de pouvoir. « C’est pourquoi, à partir de cet instant, le chef de l’Exécutif de Côte d’Ivoire, est votre modeste serviteur, le colonel Abéhi Jean Noël. Dès cet instant, il a dissous la Constitution de la Côte d’Ivoire et toutes les Institutions de l’État. Les organisations syndicales et politiques sont à l’heure actuelles dissoutes… ». Dans un autre élément filmé lors de son arrestation au Ghana, le commandant faisait des révélations sur ses financiers. « J’ai pu prendre de l’argent avec Stéphane Kipré et puis un certain monsieur Ramane et un blanc qui s’appelle Salomon Philippe », a-t-il avoué. Le ministre Bakayoko a donc déclaré, peut-on lire à la Une de Le Patriote : « Nous serons intraitables ». En effet, il a fait savoir que « nous serons intraitables face aux déstabilisateurs et sur la question de la stabilité du pays. Quels que soient vos rangs, si vous êtes cités en lien avec les agents de déstabilisation, nous allons faire face ». Au sujet de la justice des vainqueurs dont est accusé le pouvoir, le ministre a avoué que « je préfère la justice des vainqueurs au cimetière des vaincus ». Un autre pro-Gbagbo a aussi fait des aveux, nous dit Le Mandat. Il s’agit de l’ex-animateur télé sur la RTI1, Hermann Aboa. Animant une conférence de presse à Paris, il a affirmé que « le FPI aurait dû participer au gouvernement sans condition. Cela lui permettrait d’avoir un peu d’argent et aussi être au centre des décisions et les influencer ».

Dialogue Pouvoir-FPI

Le gouvernement a annoncé une rencontre de discussion avec le FPI qui devrait se tenir, hier, mais ce dernier ne s’y est pas rendu. Pendant ce temps, le FPI tenait une conférence de presse sur le sujet. A la Une de Le Quotidien d’Abidjan, on lit : « Invité à un dialogue de dupe, le FPI répond à Ouattara : Merci ! ». Pour cause, le secrétaire général du parti explique que « aucune des propositions que le FPI a présentées au gouvernement, dans le cadre du dialogue républicain, n’a fait l’objet d’un attention sincère. Même les éléments de discussion reconnus comme des points de convergence n’ont pas eu le moindre début d’exécution ». Cependant, il a déclaré que « nous ne laisserons pas Ouattara être candidat unique en 2015 ». Or, à en croire L’Expression, comme condition pour reprendre le dialogue « le FPI veut l’argent d’abord ». Car Kodjo Richard a réclamé, avant la prochaine réunion, en dehors de la libération de certains partisans, le dégel des avoirs, le paiement des arriérés 2011 et 2012 du financement public des partis politiques dus au FPI ». Le parti a même averti le régime, selon Notre Voie, qui a titré : « Le FPI met en garde Ouattara : si vous refusez le dialogue… ». Eh bien ! que va t-il se passer ? Le secrétaire général du FPI a déclaré que « si on continue de nous ridiculiser, que nous n’arrivons pas à faire entendre notre voix, et comme nous n’avons pas d’autres moyens que les voies démocratiques, nous irons nous asseoir. Mais d’autres qui utilisent les mêmes armes qu’eux, viendront parler à leur manière ». C’est pourquoi, Le Nouveau Réveil a barré en manchette : « Déclaration de guerre, le FPI prépare un mauvais coup » et que ses préalables sont de trop et cachent un plan diabolique.

Révélations tous azimuts

Parlons d’abord du départ de l’ambassadeur des Etats-Unis, Philip Carter III. Soir Info écrit, d’après des révélations de Jeune Afrique, qu’entre le diplomate et le pouvoir ivoirien, c’est le « je t’aime moi non plus » depuis que l’ambassadeur a voulu jouer les justiciers en dénonçant la gestion de Ouattara. Au point où son départ ne serait pas « vu d’un mauvais œil par le chef de l’État, Alassane Ouattara », a confié une source à Jeune Afrique. La ministre Affoussiata Bamba, porte-parole adjoint du gouvernement, avait déploré « le fait que ce document renferme des insuffisances qui entament sa crédibilité ». L’inter, quant à lui, fait des révélations sur les Ivoiriens réfugiés au Liberia. D’après, un reportage de IRIN, ces réfugiés ont choisi de s’établir durablement au Libéria. S’ils refusent de revenir au pays, c’est parce qu’ils craignent l’instabilité constante, la violence et la crainte des persécutions politiques dans leur pays. Les dernières révélations sont de Thabo M’béki, rapportées par Le Temps. Parlant dans une revue bimensuelle américaine, Foreign Policy, l’ex-président d’Afrique du Sud a avoué que « le monde s’est trompé sur Gbagbo ». Après une longue explication de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010 qui a abouti à l’arrestation de Laurent Gbagbo, après la guerre post-électorale, l’ex-chef de l’État sud-africain dit : « nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo ainsi que le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir comme des victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, tout en se réclamant des droits universels de l’Homme, ne cherche qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent du prépondérant pouvoir politique, économique, militaire et médiatique ».

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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