Côte d'Ivoire

Des ministres de Ouattara s'affrontent, "corruption" à la CPI dans l'affaire Gbagbo


29/06/2013
Bonjour chers amis lecteurs. Soyez les bienvenus à notre dernier numéro de la revue de presse de linfodrome.com de cette semaine. Ce samedi 29 juin 2013, les sujets sont : la situation sécuritaire, la gestion du pouvoir et les poursuites judiciaires. Bonne lecture !

La situation sécuritaire

A en croire L’inter, « Ban Ki-moon réclame des poursuites contre des FRCI ». Dans son rapport qu’il a présenté, hier vendredi, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le secrétaire général de l’ONU, a relevé que « de janvier à juin 2013, onze personnes ont été tuées, vingt torturées, quatre portées disparues et soixante cinq arrêtées de manière arbitraire par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et des Dozo. Les autorités n’ont que rarement pris des mesures disciplinaires contre les responsables et aucun n’a encore été poursuivi en justice ». Pour lui, c’est une forme d’impunité. Les arrestations des supposés proches du régime déchu, elles, continuent. Nord-Sud Quotidien informe que « sept militaires ont été arrêtés ». Parmi eux, un certain Mambo Salomon, un militaire déserteur, a révélé qu’il est entré au pays pour préparer un coup. « Je travaille avec le colonel Gouanou. C’est sur ses instructions que nous sommes rentrés pour renverser le pouvoir d’Abidjan. Nous avons fait venir à Abidjan plusieurs mercenaires libériens… », aurait-il avoué. C’est au cours d’une enquête pour cambriolage dont des membres de son groupe se sont rendus coupables que le commando a été découvert. Cela vient confirmer la peur de l’ONU. Car dans son rapport, Ban Ki-moon « redoute de nouvelles attaques menées en Côte d’Ivoire par les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo à partir du Liberia », fait savoir Soir Info. Pour le secrétaire général, « la sécurité le long de la frontière avec le Liberia reste précaire et représente une menace pour la Côte d’Ivoire et le Liberia ainsi que pour la sous-région ».

Gestion du pouvoir

Le jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko était sur les antennes de la télévision nationale RTI1 et s’est prononcé sur les sujets d’actualité en Côte d’Ivoire. Son interview est entièrement publiée par Le Patriote. On y retient que, selon lui, « le Président Ouattara est une institution ». Il a fait l’éloge du chef de l’État. Pour Hamed Bakayoko, Ouattara « est un homme d’État sérieux. Quand il devrait prendre une décision, parfois j’observais. Je n’étais pas d’accord. Je regarde bien les paramètres qu’il met en place. Même quand c’est difficile, il prend un peu plus de temps. Mais quand il décide, il décide juste. C’est important pour un pays… Et vraiment, je vous assure que moi qui suis très proche de lui, quand je suis avec lui, je sens que c’est une institution. ». A cette tribune, Hamed Bakayoko a parlé de la crise gouvernementale. D’après Nord-Sud Quotidien, on est passé « du couac au clash ». Puisque le ministre d’État, réagissant à la dénonciation du ministre Jean-Louis Billon à propos du contrat de cession du terminal à conteneurs à Bolloré, a dit que « mon ami et collègue est mal placé pour faire les critiques qu’il a faites… » Il dira aussi que « le groupe familial de M. Billon a des positions dominantes que. Qu’il fasse donc quelque chose pour l’huile et le sucre où son groupe assure le quasi-monopole…Il devrait tirer les leçons de toutes ces contradictions. Cela donnerait plus de lisibilité à ces actions, à ce qu’il veut faire, à son agenda. Il serait plus cohérent ».

Poursuites judiciaires

Pour l’ex-président de l’Assemblée nationale, Koulibaly Mamadou, président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), « la Côte d’Ivoire n’a pas de justice crédible », rapporte Le mandat. Dans une contribution, le leader politique a déclaré que « l’intrusion brutale de la Cour Pénale Internationale (CPI) dans le paysage politique ivoirien nous fait prendre conscience que nous n’avons pas de justice crédible, efficace et équitable. Depuis ces vingt dernières années, les gouvernements successifs ont pris l’habitude d’emprisonner des personnes sans jugements et sans que l’on ne demande de compte au système judiciaire ». Comme pour confirmer des dires de Koulibaly, Le Quotidien d’Abidjan publie la contribution d’un illuminati, qui est membre de la secte à laquelle le Président Ouattara appartiendrait. Cette personne informe que pour le procès Gbagbo, les procureurs de la CPI ont été corrompus. L’illumaniti a révélé que la communauté internationale a choisi la CPI pour qu’elle abatte définitivement Laurent Gbagbo. Et pour cela, Luis Moreno Ocampo a reçu la somme d’un million de dollars US pour faire peser des charges contre lui. À Bensouda qui lui a succédé, il a été offert la somme de deux millions de dollars US pour parachever l’oeuvre. Le choix de sa personne, un procureur de race noire, est stratégique afin de ne pas donner au procès une couleur raciste que tout le monde africain critiquait sous l’ère Ocampo. » Mais pour exiger la libération de Laurent Gbagbo, Notre Voie titre que « les Ivoiriennes marchent sur Paris aujourd’hui ». Voici le message qu’elles veulent faire entendre : « Tant que les fils dignes de l’Afrique seront arrachés à leur terre pour être déportés dans les prisons des colonisateurs du continent, tant que l’Afrique sera toujours l’otage des intérêts mesquins de l’occident, la présidente Topo Léontine et les femmes patriotes n’entendent pas abandonner le combat de la mobilisation ».

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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