Politique nationale

Grosses menaces contre Ouattara, sa visite au nord inquiète


02/07/2013
Le chef de l'État n'est pas aidé par les ex-combattants de son fief et les FRCI à l'ouest. Ph D.R
Bonjour fidèles amis de linfodrome.com et bienvenue à notre revue de presse. Comme sujets, nous aurons les contours de la visite de Ouattara au nord, sa gestion du pays et des critiques contre lui. Bonne lecture à tous !

Visite de Ouattara au nord

Le Président Alassane Ouattara entreprend dès ce jour une visite d’État de sept jours dans le nord de la Côte d’Ivoire. Elle débutera par la région des Savanes. Pour cela, Fraternité Matin et Le Patriote adressent la bienvenue des populations au Président, en affichant à la Une: « Fotamana Président ! », qui veut dire bonne arrivée dans la langue locale. Selon Fraternité Matin, ces populations ne veulent pas bouder leur plaisir de voir le chef de l’État qu’elles n’ont vu la dernière qu’à l’occasion de la campagne électorale pour la présidentielle de 2010. Elles veulent faire de cette visite une double occasion de magnifier ainsi le chef de l’État et aussi et surtout, leur fils. Selon Le Patriote, à Korhogo et tous les chefs lieu de département, l’ambiance est à la fête. La ville prise d’assaut par les membres du gouvernement et les délégations venues des quatre coins du pays grouille de monde. L’événement de taille est sur toutes les lèvres. Et les uns et les autres ne cachent pas leur joie de voir le premier des Ivoiriens. Un micro trottoir réalisé à ce propos montre la joie de cette population. Avec l’arrivée de Ouattara, « la région des Savanes a changé », fait savoir Le Nouveau Réveil. Il écrit que « si votre dernier passage à Korhogo date d’il y a plus de trois mois, il vous sera difficile de reconnaître cette ville ». Car toutes les voies principales ont été bitumées, des feux tricolores posés aux principaux carrefours, le réseau électrique renforcé par des lampadaires, de l’eau courante dans les robinets, etc. Quant à l’école, elle a reçu plus d’un milliard Fcfa de matériel.

Visite menacée

La mort a précédé la visite de Ouattara au nord. A la Une de presque tous les journaux, on fait l’écho de l’attaque d’un cortège par des hommes armés et qui a fait un mort. Soir Info titre : « Hier, avant l’arrivée de Ouattara au nord, des hommes armés attaquent un cortège. Un gendarme abattu, un autre blessé ». Le cortège attaqué est celui de Fidèle Sarassoro, Directeur général de l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR) et de sa délégation. Le correspondant du journal qui était dans le cortège raconte que le voyage se passait tranquillement, quand des individus encagoulés ont surgi de la broussaille, déversant une pluie de balles sur eux. Dans les échanges de tirs entre les assaillants et la garde du Directeur général, un gendarme du nom de Kouakou Éric a été tué et un autre blessé. Racontant à son tour le film de l’attaque, le conseiller-jeune du chef de l’État, Touré Mamadou, a confié à L’Expression que « ce matin, (Ndlr : hier) après les localités de Boundiali et Kouo, nous avons pris la direction de Kong pour rencontrer les jeunes démobilisés. Mais à 20 minutes de Kong, notre cortège a essuyé des tirs très nourris ». Lui également a indiqué que les assaillants étaient encagoulés et portaient des tenues treillis. Hormis cet fait, L’inter ajoute qu’il y a eu de « violents affrontements entre des ex-combattants et des FRCI, hier ». Cela s’est passé à Tengrela, toujours au nord. Les ex-combattants réclamaient leur intégration dans l’armée. Heureusement, il n’y a pas mort d’hommes, mais les populations qui attendent la visite de Ouattara étaient dans l’émoi, à l’entente des bruits d’armes. Pour le journal, l’attaque du cortège de Fidèle Sarassoro doit interpeller Ouattara pour que le problème des ex-combattants soit totalement résolu. Car les populations sont certaines que les ex-combattants sont les auteurs de l’attaque et aussi auteurs des attaques sur les voies internationales du nord.

Gestion de Ouattara et les critiques contre lui

« Ouattara cède plusieurs sociétés d’État », informe Le Mandat. Selon le journal, le gouvernement prépare un programme de privatisation pour les prochains jours. Ces mesures visent à limiter les participations de l’État de Côte d’Ivoire dans certaines de ses structures. Cette mesure va toucher 82 sociétés dont 30 d’État et 52 à participation financière publiques. Parmi elles, des banques, des sociétés de transport, etc. Une autre action posée par le Président ivoirien est la participation de la Côte d’Ivoire dans résolution de la crise malienne. « Ouattara envoie encore 1260 soldats », titre Nord-Sud Quotidien. Ce sont des policiers, des gendarmes et des militaires. Ils y vont dans le cadre de la mission onusienne de sécurisation de l’élection présidentielle dans ce pays. Mais sur le plan des droits de l’homme, Ouattara ne satisfait pas, à en croire l’ONG Human Rights Watch. Dans Le Temps, on lit des reproches de l’ONG faits par son chercheur Matt Well. « Des membres des forces de Sécurité s’enrichissent sans vergogne sur le dos des gens dans l’ouest de la Côte d’Ivoire » ; « Certains soldats aux barrages routiers sont si impitoyables dans leur manière de demander de l’argent aux passants qu’ils sont même prêts à faire obstacle à ceux qui ont de toute urgence besoin de soins médicaux », rapporte-il. Mais dans L’inter, le ministre de la Justice ivoirienne, Mamadou Gnénéma Coulibaly, répondant à ce rapport, a fait remarquer que le racket est une habitude décennale. Puis de rassurer que « les auteurs seront poursuivis ».

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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