Transfèrement

Gbagbo et Blé Goudé: la corruption de la CPI avancée, Obama au secours


03/07/2013
Visite de Ouattara au nord, détention de Laurent Gbagbo et des ses proches sont les sujets de notre revue de presse de ce mercredi 3 juillet 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture.

Visite de Ouattara au nord

Les journaux proches du pouvoir rivalisent de mots pour qualifier l’accueil réservé par les populations du District des Savanes au Président Alassane. « Epoustouflant ! », c’est ce qu’écrit Le Patriote à la Une. Il rapporte que « la vie s’est arrêtée hier à Korhogo. Le temps d’un après-midi, les populations de la capitale du District des Savanes ont réservé, pendant de longues heures, un accueil vibrant et chaleureux au Président de la République ». Pour Nord-Sud Quotidien, l’arrivée de Ouattara à Korhogo, c’est « le retour du fils prodige ». Il raconte que les populations de la cité du patriarche Péleforo Gon Coulibaly n’ont pas voulu se faire raconter la toute première visite de leur frère, leur idole, leur leader devenu Président de la République. Très tôt le matin, tout juste après la prière de 5H, la population a commencé à converger vers l’entrée sud-est où un arc de triomphe a été dressé pour accueillir l’illustre hôte. Quant à Le Nouveau Réveil, il titre : « Retour triomphal du chef de l’État, hier, au bercail : le capitaine ADO dans son eau ! ». Lui également parle d’une forte mobilisation de la population, dès l’aube. Car personne ne voulait se faire conter la descente de l’avion présidentiel. A 11h43, quand l’avion atterrit sur le tarmac, ce sont des acclamations nourries des populations qui se font entendre. « Président, Président, Président », scandaient-ils. C’était la « communion totale », fait savoir Fraternité Matin. A ces populations venues nombreuses l’accueillir, le Président Ouattara dira « je suis heureux d’être chez moi ». Il leur a expliqué que « c’est une visite que nous aurions dû effectuer dès les premiers moments de mon installation. Mais la charge et la situation à Abidjan ne nous ont pas permis de le faire ».

Détention de Gbagbo et ses proches

« Pour la libération de Laurent Gbagbo, l’Afrique envoie un signal fort à la CPI », fait savoir Le Quotidien d’Abidjan. C’est qu’au cours de la visite d’Obama en Afrique, les chefs de l’État des différents pays qu’il a visités lui ont confié une mission. Ce sont Macky Sall du Sénégal, Zuma de l’Afrique du Sud et Jakaya Kikweté de la Tanzanie. Cette visite dont l’objectif pour Brack Obama est de contrecarrer la percée chinoise en Afrique, a eu ceci comme réponse de la part de Macky Sall : « La Chine n’a jamais envisagé emprisonner nos enfants, ni étouffer notre économie. La Chine ne nous a jamais imposé l’utilisation des ressources qu’elle a prêtées à ses amis. Ce qui n’est pas le cas des occidentaux qui mettent le feu dans le continent pour mieux l’exploiter. L’Afrique peut se prendre en charge en choisissant elle-même ses partenaires. Elle peut dignement agir pour rendre dans le cadre des conflits électoraux ». C’est ce qui explique l’arrestation de Hissen Habré. Car le Président américain a demandé que l’Afrique donne un signal fort de ce qu’elle peut juger ceux qui sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Du côté de l’Europe, le quotidien français Le Monde fait des révélations sur les procureurs de la CPI. Dans Notre Voie qui donne cette information en titrant à la Une : « Corruption à la CPI, un journal français épingle le procureur », ont lit que, selon le quotidien français, « le premier procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo avait un leitmotiv : « apportez-moi les preuves ! » L’Argentin comptait sur l’ONU, les ONG, les victimes, les États, pour lui fournir des preuves qu’il aurait dû lui-même récolter. En poste depuis un an, celle qui lui a succédé, Fatou Bensouda, n’a, semble-t-il, pas changé de stratégie ». Il affirme que « en vertu du principe de précaution, les enquêteurs se sont appuyés sur des réseaux d’intermédiaires, charger de récolter des preuves et d’identifier des témoins… » et que certains de ces intermédiaires « ont acheté » des témoins, « leur promettant qu’ils iraient au pays des blancs ». Cette Cour aurait joué un rôle dans l’arrestation de Blé Goudé. Extradition de Blé Goudé, enfin la vérité, écrit en manchette Le Mandat. Le journal fait savoir qu’un responsable ghanéen a fait la révélation lors de la célébration de la journée mondiale du réfugié, au Ghana. « Le Ghana arrêté et remis Blé Goudé au gouvernement du Président Ouattara à la demande de la CPI », a révélé Kenneth Dzirasah, patron de l’ONG Ghana Refugiee Boad (GRB).

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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