Insécurité en Côte d'Ivoire

Le gouvernement inquiet

Revue de presse
Publié le Source : Linfodrome
le-gouvernement-inquiet Hollande, Gbagbo, Insécurité du pays à la Une de la presse de ce jour

Heureux de vous retrouver chers lecteurs pour votre revue de presse de ce vendredi 11 mai 2012 qui s’articulera autour de la sécurité dans le pays, les relations Hollande-Afrique, la Cpi etc.

Sécurisation du pays

Une question pour commencer. « Rumeurs de coup d’Etat et de couvre-feu : qui veut frapper et faire tomber Ouattara ? », interroge L’Intelligent d’Abidjan. Selon Dosso Villard, ces rumeurs, les tentatives d’évasion, les allégations de coup d’Etat prêtées au FPI sont des éléments qui mettent à mal le sentiment de sécurité, et un aveu de ce que le régime Ouattara est vulnérable. Le Temps fait croire que cette insécurité est fondée. C’est pourquoi, il tire la sonnette d’alarme : « Alerte ! Un mystérieux bateau de guerre à Abidjan ». Il explique qu’un bateau militaire français, « le bâtiment de projection et de commandement (Bpc) Tonnerre », a accosté au port d’Abidjan pour certainement sécuriser le chef de l’Etat qui, par peur pour sa sécurité, aurait aménagé à Assinie d’où il effectuerait tous ses déplacements sur Abidjan par hélicoptère. Par ailleurs, ce journal dit qu’à cause de cette peur, le pouvoir panique et lâche ses FRCI dans la rue. Mais Pour Le Mandat, le pouvoir s’est réveillé. « Rumeurs de déstabilisation : Enfin, le pouvoir sort les muscles », écrit-il pour parler de « l’opération coup de poing » lancé par le gouvernement en vue de reprendre les évadés et autres personnes malveillantes. L’Inter lui, annonce que, par rapport à ces menaces, 900 soldats sont envoyés aux frontières ouest du pays. « On ira au delà des frontières ivoiriennes, dans le territoire libérien mais aussi à l’intérieur du territoire ivoirien », selon le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi, rapporte Assane Niada.

Gbagbo à la CPI : Sortira, sortira pas ?

Les journaux ivoiriens sont dans la polémique. Le Mandat titre : « désillusion dans le camp LMP : le procès de Gbagbo fixé en 2016 ». Mais en clair, Théophile Bekassien prétend que c’est en 2016 que l’ex-président ivoirien pourrait être jugé, si les charges contre lui sont confirmées le 18 juin prochain. Vu que des prisonniers attendent avant lui. Cependant, Le Nouveau Réveil se demande : « La CPI peut-elle renvoyer le « colis » Gbagbo à Abidjan ? ». Doubé Binty, auteur de l’article (p.5) informe, d’après certaines sources, que la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, aurait dit qu’elle renverrait aux autorités ivoiriennes Laurent Gbagbo parce que celles-ci ont refusé de lui livrer tous ceux qui sont présumés coupables de crimes de guerre et/ou de crimes contre l’humanité depuis le coup d’Etat de 2002. Là où d’après Nord-Sud Quotidien, le procureur de la République de Côte d’Ivoire, lui, va capturer des pro-Gbagbo. Il avance que des mandats d’arrêts sont lancés contre ces personnes réfugiées dans les pays limitrophes. La libération de Gbagbo, au RDR, on n’y croit pas. Selon Mamadou Samassi, président des sages du RDR, « même pour la réconciliation, Gbagbo ne peut pas être libéré », ajoute ce quotidien. Surtout que Le Patriote fait savoir que pendant la crise post-électorale, « Gbagbo s’apprêtait à raser Abobo » d’après Young Jin Choi, dans un film documentaire qui a été réalisé sur lui.

Politique africaine de François Hollande

Selon Aujourd’hui, Calixte Beyala, présidente du MAF (Mouvement des Africains Français), a dit que plus rien ne sera comme avant aussi bien en Afrique qu’en France. Et que François Hollande ne fera pas preuve de condescendance vis-à-vis des peuples africains comme l’a fait son prédécesseur Nicolas Sarkozy (p.2). Par sa Une, Notre Voie montre qu’il en sait davantage. Il écrit : « CPI, CI, Libye, ce que Hollande va faire ». Dans son article (p.3), Didier Depry fait parler Kofi Yamgnane (Conseiller de Hollande) qui dit : « Hollande nous a demandé de travailler à la décolonisation et mener en Afrique une politique cohérente avec les autres pays de l’Europe (…). François Hollande veut en finir avec ces méthodes surannées », dénonçant l’interventionnisme armé de la France et le recours très sélectif à la Cour pénale internationale qui incarnent une nouvelle mission civilisatrice ». Par ailleurs Le Nouveau Courrier ajoute que par rapport à la proclamation des résultats de la présidentielle en France : « les sages français rendent justice à Gbagbo ». Il explique que le Conseil Constitutionnel français, en sa qualité de dernier arbitre, a invalidé 2541 bulletins au premier tour et 8571 au second tour de la Présidentielle et à Jean Louis Débré (Président de cette cour) d’expliquer : « c’est dire combien, dans notre pays, le processus électoral est respecté, combien ses règles sont observées ».

César DJEDJE MEL

César DJEDJE MEL
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