Côte d'Ivoire :

Les raisons de la rencontre Gbagbo-Ouattara dévoilées ; des proches de Ouattara s'en prennent à Bictogo : un Lieutenant de Soro parle

Revue de presse
Publié le Modifié le Source : Linfodrome
les-raisons-de-la-rencontre-gbagbo-ouattara-devoilees-des-proches-de-ouattara-s-en-prennent-a-bictogo-un-lieutenant-de-soro-parle L'ex-chef d'État, Laurent Gbagbo, à gauche et le président, Alassane Ouattara, à droite, vont se parler. (Ph: DR)

L'actualité ivoirienne de ce vendredi 23 juillet 2021 se focalise sur la rencontre annoncée entre le président de la République, Alassane Ouattara et l'ex-président, Laurent Gbagbo. De même, un membre de Rassemblement des Générations et peuples solidaires (R-Gps), prêche pour la chapelle de Soro Guillaume.

L'information est sue depuis déjà un bon moment. Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo vont se rencontrer le 27 juillet 2021 au palais présidentiel, à Abidjan-Plateau.

L'inter dans sa publication de ce vendredi 23 juillet 2021 parle d'une rencontre préparée en coulisses depuis plusieurs jours. Ce quotidien barre à sa Une : « Décrispation au sommet : Les raisons de la rencontre Gbagbo-Ouattara dévoilées ». L'inter qui reprend une publication de Jeuneafrique.com mentionne dans ses colonnes au titre des raisons de cette rencontre, la volonté de l'ex-chef d'État ivoirien, Laurent Gbagbo, de remercier le président Ouattara « d'avoir facilité son retour au pays et aborder avec Lui les questions relatives au processus de réconciliation en cours ».

Toujours sur la question de la rencontre Ouattara-Gbagbo, le quotidien Le Jour Plus souligne à sa Une : « Ouattara dribble les va-t-en-guerre et confirme sa dimension de faiseur de paix ». Selon ce confrère, en acceptant de rencontrer Gbagbo, le président Ouattara « démontre qu'il est sur les traces du père spirituel, Félix Houphouet-Boigny ». Le Jour Plus poursuit que « depuis son élection à la tête de la Côte d'Ivoire, Ouattara adopte un comportement de paix, afin d'être en phase avec ses déclarations qui vont dans le sens du vivre-ensemble. Il a ainsi refusé de livrer Simone Ehivet Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi) qui la réclamait ». Toujours selon Le Jour Plus, « le plus fort des actes de paix posés par le président Ouattara est que son prédécesseur demeure en liberté, malgré sa condamnation à 20 ans de prison relativement au braquage de la représentation nationale de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), lors de la crise post-électorale de 2011 ».

Le quotidien Le Patriote n'est pas resté en marge des écrits relativement à la rencontre Ouattara-Gbagbo. Ce confrère mentionne à sa Une : « Ouattara, la paix à tout prix ».

Le quotidien Le Temps est dans un autre registre. Ce confrère fait cas de la sortie d'Adama Bictogo, Directeur exécutif du Rhdp, après la rencontre à Daoukro, des présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. Une sortie qui, selon Le Temps, n'aurait pas été appréciée par des cadres du parti au pouvoir. Toute chose motive le quotidien Le Temps à barrer à sa Une : « Rififi au Rhdp, suite au refus du dialogue national : Des proches de Ouattara s'en prennent à Bictogo ». Le quotidien Le Temps relate les propos d'un informateur qui livre le sentiment d'un des cadres du Rhdp faisant partie de ceux qui ont interpellé Adama Bictogo en ces termes : « Nous Lui avons dit les vérités. Et que cette sortie n'avait pas sa raison d'être. Parce qu'elle donne une mauvaise image du président Alassane Ouattara et du Rhdp. Et montre aux yeux du monde, que nous sommes opposés au dialogue, à la réconciliation nationale et au retour de la paix dans notre paix ».


L'inter donne la parole, dans le cadre d'une interview, au vice-président du Rassemblement des Générations et peuples solidaires (R-Gps) qui fait des propositions en vue de la décrispation politique en Côte d'Ivoire. De l'avis de ce dernier, « Seule la France peut consolider les relations entre Ouattara et Soro ». Pour justifier ses dires, il a souligné que « la France a joué un grand rôle lors de la crise post-électorale. Pourquoi ne pourrait-elle pas jouer sa nécessaire et précieuse partition pour réconcilier les deux personnalités ? La France en a le poids et tous les moyens pour le faire et ce, au nom des relations historiques, des raisons géostratégiques et de la préservation de la cohésion nationale et de la paix », soutient Soro Zié Samuel, vice-président du R-Gps.

Irène BATH