Protection sociale: Tout savoir sur la Couverture maladie universelle

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protection-sociale-tout-savoir-sur-la-couverture-maladie-universelle Bamba Karim (au centre) a invité les populations à se faire enrôler (Ph:F.S.)
Santé

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Bamba Karim a animé hier jeudi 12 février, une conférence de presse au Plateau pour permettre aux journalistes de mieux connaître la Couverture maladie universelle (Cmu).

Il a d'entrée rappelé que la Cmu a été instituée par la loi n°2014-131 du 24 mars 2014. C'est un système national de tiers payant assurant la couverture du risque maladie dont l'objectif est de garantir l'accès à des soins de qualité à l'ensemble des populations vivant en Côte d'Ivoire, à moindre coût.

La Cmu comprend deux régimes. Le premier, c'est le régime contributif dit régime général de base financé par les cotisations des assurés, à raison de 1000 Fcfa/personne et par mois, pour toute personne âgée de 5 ans et plus. Le second régime est le régime non contributif, dit régime d'assistance médicale. Il vise les personnes économiquement faibles, démunies, indigentes. L'Etat se substitue à ces personnes pour le paiement des cotisations et du ticket modérateur.

Bamba Karim a soutenu que la Cmu est obligatoire pour tout le monde, y compris les personnes qui adhèrent déjà à une autre assurance maladie. « Tous les résidents du pays sont assujettis à la Cmu », a-t-il précisé. Pour l'heure, les populations cibles sont les fonctionnaires en activité, les travailleurs du privé, les retraités aussi bien du privé que du public et les producteurs (hévéa, palmier à huile...).

Le Dg de la Cnam a confié que la phase de déploiement de la Cmu a démarré et que l'enrôlement des assurés se poursuit. « Plusieurs étapes sont à franchir en vue de permettre aux populations de bénéficier effectivement de la prise en charge de leurs soins de santé. Il s'agit, notamment, de la phase d'affiliation et d’immatriculation et de la phase de paiement des cotisations. Pour être affilié, il faut être assujetti. Cela passe par l'enrôlement », a-t-il souligné. Bamba Karim a révélé qu'à ce jour, plus de 17.000 personnes ont pu être enrôlées dans 41 centres d'enrôlement, sur un total de 59 centres à ouvrir sur toute l'étendue du territoire national. Il a aussi annoncé qu'au mois de septembre 2015, les prélèvements devraient démarrer pour permettre la prise en charge des assurés. C'est pourquoi il a invité les populations à se faire enrôler, munies d'une carte d'identité, d'un extrait d'acte de naissance ou jugement supplétif, d'un acte de mariage pour les personnes mariées, d'une autorité parentale (pour les personnes âgées de moins de 18 ans et non accompagnées) ou copie du reçu d'enrôlement de l'assuré payeur (si l'assuré est non-payeur), d'une attestation de travail ou de présence au poste (éventuellement), d'un bulletin, décision, arrêté ou attestation de pension, pour les retraités. « L'enrôlement est gratuit et le restera. En cela, nous en appelons à la vigilance des populations », a insisté le Dg de la Cnam.

Franck SOUHONE

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