Lutte contre la cataracte: Des Tunisiens opèrent 500 malades à Abidjan

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lutte-contre-la-cataracte-des-tunisiens-operent-500-malades-a-abidjan Un malade en train de subir une intervention chirurgicale (Photo E.Y)
Santé

«Je vois ma femme. Merci Seigneur pour tout ». Ces propos sont de Dieudonné Légré Sery, comptable dans une grande entreprise de la place.

Il les a prononcés, le vendredi 12 juin 2015, au Chu de Treichville, après avoir été opéré des yeux par une équipe médicale tunisienne. Depuis huit (8) mois, l'homme est tenu loin de ses données comptables, parce qu'atteint de cécité due à la cataracte. Sa joie de contempler à nouveau son épouse est à mettre au compte de la fondation Addem, dont le président d'honneur est le ministre d’État, ministre de l'emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle Moussa Dosso.

Comme lui, 499 autres malades de la cataracte ont recouvré la vue, après l'avoir perdue à cause d'une opacification du cristallin. Selon Dr Kouyaté Karim, directeur général de la Fondation, dans un souci de venir en aide aux malades atteints de la cataracte, son organisation en partenariat avec Nadi El Bassar, une association tunisienne, a entrepris, depuis lundi 8 juin 2015, une campagne pilote de lutte contre cette maladie.

L'objectif de la campagne est de permettre à 500 personnes de recouvrer la vue. L'opération a connu du succès. Car en plus des 500 malades qui ont bénéficié gratuitement d'une intervention chirurgicale ainsi que d'une prise en charge médicale, a indiqué Dr Kouyaté, 1300 se sont fait consulter au bloc opératoire du Chu de Treichville réhabilité et équipé pour la circonstance.

La campagne a été soutenue financièrement par la Banque islamique de développement. Grâce à son soutien financier, la Fondation Addem a bénéficié de l'expertise de six (6) chirurgiens et de deux (2) techniciens venus de la Tunisie. Cette équipe médicale chapeautée par Dr Brahim Bouassida, a permis à des personnes aveugles, depuis 10 ans, du fait de la cataracte, de revoir à nouveau. Au bloc opératoire où le « miracle » s'est produit, c'est par des chants de louanges ou des pleurs de joie que des parents ont accueilli leurs malades sauvés.

Elysée YAO

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