Cancers/ Voici les possibilités de guérir

Publié le Modifié le
cancers-voici-les-possibilites-de-guerir Les populations sont invitées à se rapprocher des structures spécialisées afin de contribuer à la lutte contre les cancers ( photo/ DR)
Santé

Il n'existe pas un, mais des cancers. Cancers du sein, de l'utérus, les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du côlon et des cancers de l’œsophage, du larynx (cordes vocales), de la bouche, de la gorge, du rein, de la vessie. Il y a aussi les cancers du pancréas, de l’estomac, les cancers de la prostate et de la peau.

Il n'existe pas un, mais des cancers. Cancers du sein, de l'utérus, les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du côlon et des cancers de l’œsophage, du larynx (cordes vocales), de la bouche, de la gorge, du rein, de la vessie. Il y a aussi les cancers du pancréas, de l’estomac, les cancers de la prostate et de la peau. Cette maladie ne conduit systématiquement plus à la mort, grâce aux progrès thérapeutiques réalisés au début des années 2000, et au développement de la pratique du dépistage qui a permis de déceler à un stade précoce de nombreux cancers du sein. Malgré ces progrès, le cancer est la première cause de mortalité dans le monde.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (Oms), il aurait tué quelque 84 millions de personnes entre 2005 et 2015 dont 9 millions seulement en 2015. La journée mondiale contre le cancer, célébrée le 4 février de chaque année, est l'occasion de sensibiliser sur les modes de préventions et les facteurs de risques.

Le dépistage


Le dépistage est le meilleur moyen de réduire les taux de décès liés à cette maladie. Selon les spécialistes, dans la majorité des cas, une tumeur bénigne précède le cancer de plusieurs années. Un dépistage permet de la détecter et de prendre en charge la maladie avant qu’il ne soit trop tard.

En Côte d'Ivoire des efforts sont réalisés par l’État. Le gouvernement a doté le Chu de Treichville d’une unité de sénologie, le premier centre public de ce type pour assurer une meilleure prise en charge des cas de cancer du sein, avec un diagnostic plus pointu et des soins à des coûts très réduits.

La sénologie est la spécialité médicale qui étudie et traite les affections du sein. Cette unité de soins est équipée d’un plateau technique avec des appareils de dernière génération, notamment d'un mammographe (qui permet de faire la biopsie en cas d'anomalie) et d’un échographe avec élastographie (qui permet d’identifier les tumeurs de très petite taille).

Ces deux appareils vont permettre d’identifier des tumeurs infra-cliniques (des lésions cancéreuses ou fortement suspectées d’être cancéreuses, découvertes au cours d’une mammographie), mais également de favoriser un dépistage précoce du cancer du sein. L’un de ceux qu’on peut guérir s’il est dépisté tôt, selon les spécialistes.

En Côte d’Ivoire, 80% des cancers de ce type sont diagnostiqués tardivement pour un taux de mortalité de 54%, selon le registre du cancer. L'Oms déclare que 30% des cancers peuvent être prévenus en évitant les principaux facteurs de risque.

Éviter les facteurs de risque

Les facteurs de risque, il y en a plusieurs. Le facteur évitable le plus important est le tabagisme, qui provoque 22% des décès par cancer par an. Fumer provoque plusieurs cancers, notamment du poumon, de l’œsophage, du larynx (cordes vocales), de la bouche, de la gorge, du rein, de la vessie, du pancréas, de l’estomac...

Selon les spécialistes, il est également prouvé que le tabagisme passif provoque des cancers pulmonaires chez des non-fumeurs. Le lien sur-poids/obésité sont aussi à la base de nombreux types de cancer tels ceux de l’œsophage, du côlon et du rectum, du sein, de l’endomètre et du rein. Les régimes alimentaires riches en fruits et en légumes pourraient avoir un effet protecteur contre de nombreuses tumeurs.

A l’inverse, une consommation excessive de viande rouge peut être associée à un risque accru de cancer colorectal. La pratique régulière d’un exercice physique et le maintien d’un poids normal, associés à un régime alimentaire sain, « réduiront considérablement les risques de cancer », conseille l’Oms.

Par ailleurs, la consommation d’alcool est un facteur de risque de nombreux types de cancer (cavité buccale, pharynx, larynx, œsophage, foie, côlon-rectum, sein). Le danger est proportionnel à la quantité ingérée. De plus, les agents infectieux sont responsables de près de 22% des décès par cancer dans les pays en développement et de 6% dans les pays industrialisés. Par exemple, les hépatites virales B et C sont à l’origine du cancer du foie. Le papillomavirus humain provoque le cancer du col de l’utérus… La prévention (notamment contre l’hépatite B et contre le papillomavirus humain) passe bien souvent par la vaccination.

Les autres facteurs sont les rayonnements. En effet, les Uv, et en particulier le rayonnement solaire, sont à l’origine des principaux types de cancer de la peau tels que les carcinomes basocellulaires ou les mélanomes. Les mesures de protection vraiment efficaces consistent à éviter toute exposition excessive, à utiliser des écrans solaires et des vêtements protecteurs.

Certains produits tels que des matériaux de construction provoquent des cancers pulmonaires. Les concentrations peuvent être limitées en aérant mieux les habitations. Les cancérigènes professionnels ne sont pas en reste. En plus du dépistage, une bonne hygiène de vie et alimentaire permettent d'éviter ces maladies et réduire les cas de décès.

Marcelle AKA

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.