La myopathie : une maladie génétique qui tue en silence

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Santé

L'Ivoirienne Okoma Marie-Rose épouse Bunato souffre de la myopathie. Une maladie génétique qui tue lentement dans le monde, dont les symptômes se manifestent par les troubles de la locomotion, les chutes fréquentes, la fatigue permanente, les picotements et brûlures dans les pieds, le ramollissement des muscles.

Accrochée à la vie via des appareils et grâce à une prise en charge en Italie où elle réside, Mme Bunato veut aider ses compatriotes à travers des prises en charge. La conférence de presse qu'elle a, récemment, animée, à Angré 8eme Tranche, a servi de prétexte pour expliquer qu'à travers son Ong ‘’Aux pas du cœur’’, créée le 9 mars 2018, elle entend sensibiliser la population sur cette maladie. Et cela, en vue de se faire recenser, afin qu’on puisse leur offrir une prise en charge. Puis d'annoncer pour les mois à venir, l'arrivée de spécialistes européens et américains en Côte d'Ivoire, en vue de diagnostiquer et aider à soigner des malades. Elle a déploré le fait que le corps de neuro-généticien n’existe pas en Côte d’Ivoire où de nombreux cas de maladie ont été découverts sans prise en charge.

La convention de partenariat signée avec le Centre Kiné médical du kinésithérapeute non-voyant, Dali Gogo, aura pour avantage de poser les diagnostics. Toutes les personnes qui présentent les symptômes de la myopathie ont été invitées à se faire recenser. «Quand des personnes de même famille (sang) procréent, cela peut engendrer des maladies génétiques », a-t-elle indiqué, non sans regretter qu'en soient mortes deux de ses sœurs. Selon elle, c'est en 2016 qu'elle a été diagnostiquée, après s'être sentie mal en 2011. « Si on avait vite découvert la maladie, je ne marcherais pas avec des appareils aujourd’hui. Car, en les prenant en charge à travers des exercices de kinésithérapie, ils auront la chance de vivre longtemps. Et peut être les recherches pourront trouver le remède de leur vivant », a confié avec émotion, Marie-Rose. Quand Dali Gogo interpellait sur le fait qu’il y a une partie de la population qui disparaît à cause d'une ignorance sur cette maladie.

DIARRA Tiémoko